Magazine

2010, année européenne de la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale

  |   Entraidons-nous   |   Pas de commentaire

Voici quelques extraits du site de la Fédération Française des Banques alimentaires qui vous donneront peut être envie d’aller lire la suite et peut être même l’envie de vous engager auprès d’eux afin d’apporter votre aide et de soutenir ceux qui n’ont pas la chance de pouvoir manger à leur faim tous les jours….

« Faire reculer la pauvreté, c’est faire avancer la société » tel était le thème développé le 18 février 2010 à la Maison Internationale à l’occasion de la journée d’ouverture de l’Année européenne de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale en France.

 
L’Union européenne est l’une des régions les plus riches de la planète. Pourtant, près de 80 millions d’Européens vivent en deçà du seuil de pauvreté et ne peuvent couvrir leurs besoins élémentaires. On associe souvent la pauvreté aux pays en développement, où la malnutrition, la faim et le manque d’eau potable sont souvent des défis quotidiens. Mais l’Europe aussi est touchée par la pauvreté et l’exclusion sociale même si elle est peut-être moins visible. Elle reste tout aussi intolérable. 
Animée par son principe fondamental de solidarité, l’Union européenne s’est associée aux États membres pour faire de 2010 l’Année européenne de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Ses objectifs clés sont de renforcer la prise de conscience du public sur ces questions et de renouveler l’engagement politique de l’UE et de ses États membres dans la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale. 
Le fil conducteur de l’Année européenne 2010 est de donner voix aux inquiétudes des victimes de la pauvreté et de l’exclusion sociale tout en encourageant les citoyens européens et les autres acteurs à s’engager sur ces questions importantes. 
Cette Année européenne cherche également à remettre en question les stéréotypes et les perceptions collectives liés à la pauvreté. En embrassant les principes européens de solidarité et de partenariat, l’Année 2010 lance un signal fort : il faut s’attaquer de front aux causes de la pauvreté afin de garantir pour chacun un rôle actif dans la société. 
Les organisations de la société civile et les partenaires sociaux s’associeront aux pays participants et à la Commission européenne pour organiser de nombreuses activités tout au long de l’année 2010. 
C’est ainsi que deux conférences européennes auront lieu, en janvier et en décembre. Par ailleurs, une initiative artistique sera l’occasion de rapprocher le monde de la création de celui des victimes de la pauvreté et de l’exclusion sociale. De plus, des journées spéciales de formation offriront aux médias et aux décideurs un panorama nouveau de ces thématiques complexes.
 
Source : http://www.2010againstpoverty.eu/opencms 
http://aepauvrete.com/
 
Les Banques Alimentaires ont distribué l’équivalent de 176 millions de repas en 2009
 
88 400 tonnes de produits, équivalent à plus de 176 millions de repas, ont été distribuées par les 79 Banques Alimentaires en 2009, une augmentation de 13,6% par rapport à 2008 (77800 tonnes distribuées). 
La grande distribution, les industries agroalimentaires et les producteurs agricoles ont augmenté leurs dons de denrées d’environ 12% tandis que ceux de l’Etat et de l’Union Européenne ont augmenté d’environ 16% pour représenter cette année 37,4% du total des approvisionnements. 
En revanche, les dons du grand public sont pratiquement demeurés au niveau de l’année précédente. Cela s’explique par les résultats de la collecte nationale du dernier week-end de novembre, en retrait par rapport à ceux de l’année précédente. En 2008, le début de la crise financière avait sensibilisé le grand public aux risques de la précarité : le tonnage collecté avait fait un bond de 21% par rapport à 2007. En 2009, la crise économique a commencé à toucher le plus grand nombre et la quantité de denrées offertes a diminué d’environ 7%, baisse en grande partie compensée par l’augmentation des collectes au cours du premier semestre. 
Néanmoins, la collecte nationale auprès du grand public demeure l’une des sources essentielles d’approvisionnement pour certains produits, comme les conserves de poisson par exemple. 
Depuis 2006, le réseau des Banques Alimentaires s’est engagé dans une démarche qualitative de l’aide alimentaire distribuée. C’est pourquoi tous les ans, le réseau compare la répartition de ses approvisionnements aux critères établis par le PNNS (Plan national nutrition santé) pour une aide alimentaire nutritionnelle équilibrée. 
Ainsi, les Banques Alimentaires distribuent en moyenne suffisamment de produits laitiers (36% contre 26% conseillés) mais pas assez de fruits et légumes (19% contre 33% conseillés) ni de « viandes/poissons/œufs » (6% contre 12% conseillés). Néanmoins, pour cette dernière catégorie, la part du poisson doit être d’au moins 25% et les Banques Alimentaires en distribue 27%.
 

La quantité de denrées collectées par le réseau des Banques Alimentaires a augmenté afin de faire face à l’accroissement prévisible de l’aide alimentaire. Toutefois, la quantité seule ne suffit pas et la répartition nutritionnelle des produits distribués doit inciter les Banques Alimentaires et leurs partenaires à trouver de nouvelles sources d’approvisionnement pour les produits manquants comme les fruits et les légumes et les « viandes/poissons/œufs ».

Association Astrée

 
Depuis 1987, Astrée, association loi 1901, lutte contre l’isolement et agit pour la restauration du lien social en mettant en relation des personnes isolées et des bénévoles. 
C’est ainsi que des milliers d’accompagnements individualisés ont été menés sous la supervision des professionnels de l’association pour des personnes confrontées à une situation de fragilité sociale ou personnelle. 
Pour développer son projet, Astrée s’est engagée aussi dans une nouvelle politique de partenariat avec les associations. Un des éléments de cette politique est de construire avec certains acteurs associatifs un mode de collaboration plus actif et significatif. 
C’est dans ce contexte que Astrée reconduit depuis 2007 son partenariat avec la Fédération française des Banques Alimentaires. Astrée s’engage à aider à aider en formant gratuitement les bénévoles qui interviennent dans le cadre de l’action des Banques Alimentaires. Il s’agit particulièrement de l’animation du module de deux jours intitulé « Ecoute et accompagnement dans l’aide alimentaire ». 
L’objectif de la formation « Ecoute et accompagnement dans l’aide alimentaire » est de préparer les bénévoles à la relation d’aide et à l’écoute des personnes démunies et de mieux comprendre les attentes et les comportements des bénéficiaires. Cette formation est à la fois théorique et pratique : techniques d’écoute et de reformulation différentes, attitudes d’aide, jeux de rôles sur des cas concrets… Ces formations se déroulent sur deux jours (modules fondamentaux) suivis d’une troisième journée « Atelier pratique ». En 2008 et 2009, quarante banques, 285 associations partenaires et plus de 500 personnes ont suivi cette formation.
 
Pour en savoir plus, consulter www.astree.asso.fr/

Pas de commentaires

Ajouter un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.