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BIEN FAIRE L’AMOUR

  |   Santé, Sexualité   |   Pas de commentaire

En 2010, le Docteur Gérard LELEU sortait un livre qui a eu un certain succès : « Bien Faire L’Amour ». 

En ce début de printemps où le froid domine toujours, pourquoi ne pas réviser ses conseils et les appliquer ? Une façon comme une autre de se réchauffer et de redonner un coup de fouet à un moral défaillant. 

Voici donc des extraits de son livre et certains conseils.

 Pour Gérard Leleu, la première règle, c’est de ne pas renier la masturbation : « il est essentiel que la femme se connaisse, du point de vue physiologique et anatomique, qu’elle découvre son sexe par la vue et le toucher : le capuchon, le clitoris, les petites et les grandes lèvres… ».

L’autoérotisme permet de mieux connaître son corps et d’apprivoiser sa jouissance. « La femme doit s’éveiller elle-même. Si sur le plan clitoridien, c’est presque instantané, il faut être entraînée pour éveiller son vagin, que je surnomme d’ailleurs ‘la belle au bois dormant’ ! La méthode classique serait de demander à un ‘prince charmant de l’aider’ ! Mais parfois il n’y connait rien et va faire des va-et-vient ! La femme peut s’autoérotiser avec des sextoys, car avec le doigt c’est difficile. »

Comment ? « En associant des caresses clitoridiennes pour provoquer le conditionnement du plaisir qui va alors se greffer derrière, dans le vagin. » Pour le sexologue, « repérer les points vulvaires ou vaginaux permet ensuite de guider son partenaire et de lui apprendre qui on est et ce qui nous donne du plaisir ».

Vous venez de changer de partenaire ? N’hésitez pas à lui apprendre les gestes qui vous font du bien. « L’autre ne peut pas deviner ce que vous ressentez ! Il faut donc le guider », insiste Gérard Leleu. Caresses, préliminaires, positions : communiquez ! Mais avec légèreté… « Ne lui faites pas un exposé mais dites-lui de façon précise : ‘un peu plus à gauche’, ‘en haut’, ‘plus fort’ ou ‘moins fort’.

Privilégiez des phrases brèves et évitez la critique, au risque que l’autre se braque. » Soyez stratégique et pensez à des formules du type ‘j’adore comme tu me caresses merveilleusement mais ce serait mieux si…

L’auteur de « L’art de bien faire l’amour » est catégorique : « Si vous êtes trop crispée, vous ne sentirez rien. Offrir son corps est toujours une épreuve, on ne se donne que si on s’aime. Sauf que même les plus belles des femmes ont des complexes ! ». D’où l’utilité d’apprendre à lâcher prise. Si vous considérez une partie de jambes en l’air comme une séance de gym, il y a peu de chance que vous vous laissiez emporter par un vent d’érotisme.

Pour mettre toutes les chances de votre côté, essayez de vraiment ressentir les caresses de votre partenaire : il n’y a rien de plus relaxant. Pour vous détendre, contrôlez votre souffle : « Respirez profondément par le nez en gonflant l’abdomen puis bloquez la respiration et soufflez. C’est ce qu’on appelle la respiration à 4 temps », indique le médecin.

C’est peut-être comme cela qu’il viendra ! Gérard Leleu ne cesse de le répéter à ses patientes : « Il ne faut pas être dans la course à l’orgasme, c’est le meilleur moyen justement de ne pas en avoir ! La femme est soumise au terrorisme de l’orgasme, il faut dédramatiser. Si on veut la fusée, on ne l’aura pas ! Ce qu’il faut attendre lorsqu’on est avec quelqu’un c’est la tendresse, le contact physique et le plaisir. Et si l’orgasme arrive, tant mieux ! Il ne faut pas imaginer qu’on est anormale lorsqu’on n’a pas d’orgasme, ce n’est pas automatique chez la femme. »

Mais que faire lorsque notre partenaire vous assène d’un vigoureux ‘Alors tu as joui ?’. Simuler… ou pas ?Doit-on prôner la vérité ou s’égosiller à jouer les simulatrices ? « La simulation a un côté pratique car l’homme croit alors que tout va bien. Sauf que simuler c’est refuser le progrès, couper le perfectionnisme de l’homme et se couper du vrai plaisir. » Comment faire en effet pour améliorer vos câlins sous la couette si votre homme est déjà persuadé d’être le nouveau Rocco 2010 ?

Une fois de plus, il faut apprendre à son homme où se trouve et comment fonctionne notre clitoris. « C’est de la joaillerie, de la finesse : les mouvements doivent être peu importants en amplitude, il ne faut pas aborder le clitoris directement sur le gland mais à travers le capuchon. Surtout, l’homme doit être constant dans les mouvements et ne jamais s’arrêter, sinon la femme sera folle furieuse ! Le partenaire doit être complètement à l’écoute de la femme, dans le frémissement, la respiration. Et quand l’orgasme est arrivé, il faut s’arrêter sinon cela devient douloureux. »

Pourquoi aussi ne pas mettre votre homme au cunnilingus ? Pour Gérard Leleu, « le baiser vulvaire, caresse subtile de la pointe de la langue, est la façon la plus somptueuse d’atteindre l’orgasme. »

Pensez aussi à la caresse vaginale, quand l’homme va stimuler le vagin avec ses doigts ou un objet. « La femme doit être en confiance mais il faut savoir que la caresse vaginale donne plus de plaisir que la pénétration, car les muqueuses vaginales sont une véritable constellation érotique. »

Et là, le sexologue nous révèle un secret : le point C ! Comprenez un point situé dans le cul-de-sac postérieur, c’et à dire en arrière du col de l’utérus. « Le massage du col : les femmes en tombent dans les pommes ! ». La mauvaise nouvelle c’est que c’est pratiquement impossible de l’atteindre seule, le col étant situé à 6 ou 7 cm de l’entrée du vagin

 Gérard Leleu dit que le point G existe vraiment. « Absolument ! Mais il peut ne pas être éveillé et ce qui est certain c’est qu’il est plus ou moins sensible ».

D’où la question : comment trouver son point G ? « Ce n’est pas très difficile : il se situe sur la face antérieure du vagin, côté vessie, à 4 cm (2 phalanges) de l’entrée. Au toucher, c’est une zone où il y a comme des plis, je dis souvent comme quand la mer se retire sur le sable. Votre partenaire doit carrément y aller, par une pression appuyée sur le point G. S’il se trouve bien sur le point G, la femme aura envie d’uriner : c’est un signe typique !

« Seules 3 femmes sur 10 connaissent l’orgasme vaginal, c’est atroce ! », s’exclame Gérard Leleu. « Demandez à votre partenaire de faire durer et d’oublier ‘l’amour coq’ : je te saute dessus et en deux minutes c’est fini ! Le partenaire doit apprendre la maîtrise de l’éjaculation », insiste le sexologue.

Certaines positions permettent également à la femme de mieux ressentir le plaisir. Oubliez le missionnaire classique : « le problème c’est que la femme ne peut bouger ». Testez plutôt le missionnaire amélioré : « l’homme est à genoux, la femme sur le dos, un coussin sous le bassin, les jambes pliées sur ses seins. La vulve est présentée à l’homme, il peut aller profond et stimuler le clitoris de sa compagne ». Pensez aussi à la levrette, rebaptisée la position de la lionne par Gérard Leleu. « La pénétration du pénis est profonde, et il y a contact avec le point G si le dos et droit. L’accès au clitoris pour la femme et pour l’homme est aisé ».

Et si vous aimez avoir le contrôle, privilégiez la position d’Andromaque : « la femme est au-dessus, aux commandes : elle peut se caresser en même temps que l’homme la pénètre, lui la regarde et peut caresser ses seins 

L’homme a parfois peur de ne pas être à la hauteur et les troubles de l’érection sont sa plus grande inquiétude. Et, selon Gérard Leleu, les femmes ne savent pas toujours comment réagir quand leur partenaire a tout d’un coup une panne.

« Déjà, la femme doit arrêter de penser qu’elle est en cause, narcissiquement parlant ! Elle fait souvent de cette panne un affront personnel, elle va paniquer alors que celui qui est en difficulté, c’est lui, son partenaire ! Il faut donc se porter à son secours. »

Et le sexologue de conseiller la psychologie avant la tactique érotique : « il faut rassurer son partenaire : ‘ne t’inquiète pas, cela arrive’, ‘ce n’est pas un problème’, ‘si ça ne va pas ce soir, ça ira mieux après’. Si on se moque d’eux, c’est une blessure à vie ».

Puis le spécialiste conseille des « gestes d’excitation », pourquoi pas une fellation si vous en éprouvez le désir ou une pénétration dans la position d’Andromaque : « si le vagin est bien distendu, bien lubrifié, une verge même pas complètement bandante, on peut l’introduire. L’homme peut alors se remettre et reprendre de la vigueur ».

QUI EST GERARD LELEU w

 Mais qui est le Docteur Gérard Leleu ?  

La biographie qui accompagne le dernier livre du Docteur Gérard Leleu résume bien le personnage.  

 »Originaire de Lille, le docteur Gérard Leleu est aujourd’hui le sexologue le plus populaire en France !

Son parcours est original.

Pendant vingt-quatre ans, Gérard Leleu est anesthésiste-réanimateur au CHU de Lille (urgences et neurochirurgie). Recherche, enseignement, conférences… ce métier de haute technologie le fascine mais il est frustré par le manque de relations interpersonnelles.

Il décide alors de quitter cette activité pour ouvrir un cabinet de campagne. C’est alors qu’il constate que la plupart de nos maux sont liés à notre façon calamiteuse d’aimer. Il se passionne pour les relations entre la femme et l’homme puis devient sexologue et psychothérapeute de couple.

À 50 ans, les confidences et les souffrances entendues (et vécues) de ses patients le poussent à réaliser son autre vocation : écrire. En 1983, il publie Le Traité des caresses qui le révèle au grand public. Dans ce livre, vendu à plus d’un million d’exemplaires, il parle du corps de la femme et de l’homme ainsi que de leurs caresses préférées comme personne ne l’a fait avant lui. Ce succès exceptionnel l’encourage à continuer dans la voie de l’exploration du désir, du plaisir, de l’intimité et du couple…

Âgé aujourd’hui de plus de 80 ans, il est l’auteur de plus d’une trentaine d’ouvrages dont de nombreux titres aux éditions Leduc. comme La caresse de Vénus, Comment le rendre fou (de vous), L’homme (nouveau) expliqué, aux femmes et Le Guide des couples heureux.

Son style à la fois précis et poétique, scientifique et tendre, didactique et érotique, et ses explications toujours claires plaisent aux lecteurs qui trouvent dans ses livres les réponses aux questions intimes qu’ils se posent. À ces livres s’ajoutent d’innombrables articles, émissions, conférences et cours d’amour.

Longtemps fidèle au Périgord,  Gérard Leleu s’est installé en 2008 à Pornic dans le département de la Loire-Atlantique où il a créé la Haute École du Couple et de l’Amour (HECA). Il y organise le troisième vendredi de chaque mois des cours gratuits et des conférences-débats auxquels une centaine de personnes se pressent à chaque fois. Intarissable quand il s’agit de parler d’amour, de vie de couple, de sexualité féminine et masculine… il inaugure également ce mois-ci dans le Courrier du pays de Retz, une rubrique hebdomadaire : le Courrier du cœur !

Son livre, Les Plus Belles Caresses d’Amour, vient de paraître aux éditions L’Instant Cupcake. Un livre-cadeau sur son sujet de prédilection, les caresses : « Le toucher est dans la relation amoureuse de tous les instants… la surface cutanée fourmille de points sensibles qui, flattés de mille et une caresses, procurent les meilleures voluptés et le bien-être le plus parfait. »

Les Plus Belles Caresses d’Amour 

Tendres, sensuelles ou franchement érotiques, les caresses de ce livre emporteront l’être aimé au septième ciel…
Le cadeau idéal pour une Saint-Valentin tout en douceur ! 

Manque d’imagination, le désir qui s’émousse… que l’on soit de jeunes amants, des amoureux réguliers ou irréguliers, en couple depuis longtemps ou depuis peu, ce livre-cadeau devrait se trouver sur toutes les tables de nuit ! 

Du cuir chevelu au bout des orteils en passant par les épaules, les seins, les fesses… élargissez le champ du bonheur en découvrant les plus belles caresses d’amour ! 

Le toucher est, dans la relation amoureuse, de tous les instants… 

« Limiter la relation charnelle entre la femme et l’homme à la jonction des organes sexuels, c’est perdre la plus grande partie du bonheur qu’elle est susceptible de nous offrir. En revanche, étendre cet échange au-delà des quelques centimètres carrés des sexes à toute la surface de la peau, c’est découvrir un bonheur sans limites : c’est le but des caresses. » 

Relations presse  éditions Leduc

www.editionsleduc.com

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