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PSYCHOLOGIE :

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A Noël, les enfants de divorcés dont les parents ne s’entendent absolument pas, sont les premiers touchés par cet état qui vient leur gâcher les fêtes de Noël. Souvent, un des parents, par simple vengeance envers son ancien(ne) partenaire, prend des décisions absolument nocives pour ses enfants.

Si seulement ces adultes en mal de reconnaissance ou par manque d’amour pouvaient réaliser le mal qu’ils font dans ces moments là, ils rangeraient leur orgueil mal placé et feraient l’effort d’une conciliation provisoire avec leur partenaire dans l’intérêt des enfants. Noël est une fête d’Amour, de joie et de partage, pitié messieurs et mesdames les manipulateurs pervers et narcissiques, sortaient de vos principes malsains et essayaient de donner un peu de joie et de bonheur à ces enfants tiraillés et malheureux pendant ces fêtes…. La solitude existe aussi pour ces enfants là et nous pensons particulièrement à eux dans cette période festive…

Comme la loi contre le harcèlement psychologique a été votée il y a plusieurs mois, nous vous avons résumé les articles qui ont fait l’objet de notre attention ; Nous vous conseillons de les relire en entier dans les rubriques « caractérologie » et « psychologie » . Ce sujet est vraiment d’actualité et nous espérons que les Juges en prenant en considération cette nouvelle loi, apporteront une attention différente à certains de leurs dossiers afin d’éviter bien des erreurs envers les enfants (en les confrontant, bien involontairement, mais sûrement, au SAP) et en évitant tout simplement d’être eux mêmes manipulés.

LE MANIPULATEUR OU LE PERVERS NARCISSIQUE

Comment définir et identifier la personnalité à profil de pervers narcissique ?

Voici la description que nous livre YVONNE PONCET-BONISSOL, dans son blog :

Faire d’autrui sa victime pour rehausser l’image déficiente qu’il a de lui-même, tel est, au masculin comme au féminin, le projet de ce sujet aux apparences trompeuses.

En effet, le sujet dont la personnalité présente un profil pervers narcissique organise, par un travail de sape psychologique, la démolition mentale de l’autre, tout incapable de respect de la personne humaine qu’il est, et inapte à aimer et à s’engager dans une relation constructive. Ses moyens sont ceux de la dévalorisation, de l’humiliation, du dénigrement, mais aussi de la brimade, du discours contradictoire et paradoxal, de la polémique systématique. Le recours à l’allusion, au non- dit et sous- entendu fréquent. Rabaisser les agissements du partenaire, nier ses accomplissements, et faire silence sur ses réussites, tout cela participe à ces techniques insidieuses.

Aussi est- il difficile pour le harcelé de prendre conscience qu’il est manipulé où le « bourreau » s’arrange pour ne jamais être pris en flagrant délit et fait passer aussi l’autre pour coupable. Il lui fait perdre sa confiance en lui- même, en son jugement et son intuition. Harceler, c’est savoir renverser les situations, accuser le partenaire de tous les torts et de tous les maux, c’est s’arranger pour jouer le beau rôle.

C’est vivre avec l’arme de la mauvaise foi pour parvenir à semer le doute dans la conscience de l’autre, pour faire vaciller ses certitudes, ses convictions, sa volonté. Il s’agit avant tout de sauver les apparences, d’offrir aux yeux de tous une image de papier glacé, irréprochable.

LES MANIPULES

On peut tous se faire manipuler face à un grand manipulateur. Un bon manipulateur peut toujours trouver le point faible de la personne, et comme nous en avons tous….. Mais il est clair que les manipulateurs choisissent surtout des personnes qui ont une certaine vulnérabilité. Elles sont, en général, intelligentes, belles, diplômées, gentilles et un peu naïves et n’ont pas une once de méchanceté. Cette vulnérabilité s’acquiert en fonction des limites qu’on a eues pendant l’enfance. Si nos parents nous ont appris à avoir confiance en nous, à savoir ce qui est bon et pas bon et à avoir confiance en son ressenti, en général, on est moins vulnérable. Mais si, dans l’enfance, on a été soit malmené ou, soit, au contraire, trop protégé, on ne va pas forcément savoir repérer à quel moment un comportement est trop intrusif. En général, les manipulés sont des personnes qui ne savent pas dire non. Au niveau les couples il y a plus de femmes sous emprise.

Quand faut il s’interroger et agir ?

Dans la famille, le déclic pour ressentir la manipulation et s’en sortir, c’est quand on la ressent malheureusement sur quelqu’un d’autre (quand ça s’attaque aux enfants par exemple), ou quand ça dépasse un certain seuil (violence physique).

Sortir de l’emprise

Les conséquences de la manipulation sont les mêmes qu’il s’agisse du couple, de la secte ou de la famille. La principale séquelle est que très longtemps après la victime continue à se dire : “qu’est-ce qu’il aurait dit ?”; elle a tendance à se replacer dans ce que son manipulateur aurait voulu, elle reste imprégnée.. C’est vraiment une addiction. Pour vous citer un exemple de cette dépendance : une femme dont le mari était un escroc qui manipulait tout le monde dans le cadre de la famille. Quand elle a réussi à se séparer, elle s’est rendue compte que leur fille parlait de son papa comme si c’était une obligation de l’aimer lui et son fils, elle n’aimait pas trop son papa mais elle s’obligeait à l’aimer parce que c’était comme cela, il voulait qu’elle les aime, donc elle se devait de les aimer malgré tout le mal qu’il faisait à sa maman et à sa famille et dont elle était très consciente. Elle était dépendante de cette manipulation dans laquelle elle avait grandi. C’est très difficile de sortir de l’emprise.

Les humiliations qui ont été subies ne s’oublient pas. La personne ne cesse de se poser la question “pourquoi j’ai accepté, comment j’ai pu faire, est-ce que c’est parce que je suis trop faible ?”. Elle culpabilise d’avoir été piégée et a honte pendant très longtemps. Ces personnes vont devenir méfiantes. Une femme victime dans son couple va avoir une méfiance pour redémarrer un autre couple ou va continuer le plaisir de se retrouver “victime” en s’installant avec un autre manipulateur ou, au mieux, avec un homme qui va la contrôler.

Enfin, les manipulés ont un sentiment de vide : pendant longtemps ils ont été téléguidés, il va falloir qu’ils réapprennent à penser par eux-mêmes. C’est dans cette période là qu’une femme risque de retrouver un homme qui va la guider, la contrôler. Pour qu’un manipulé s’en sorte,  ça nécessite une rééducation. Ils ont perdu les références.

Un enfant est une cible facile

Manipuler un enfant est beaucoup plus facile que manipuler un adulte. Un enfant est plus vulnérable, plus facile à modeler, à façonner. Le syndrome d’aliénation parental (SAP) laisse des traces indellébiles (lire notre article de janvier)

Quand la personne manipulée se rend compte qu’elle a été manipulée, elle entre dans une phase de rejet de la société, de colère, de méfiance. Elle devient agressive avec son entourage puis au bout de quelques mois, quand elle a sorti d’elle cette agressivité, elle se calme, prend du recul mais continue à se méfier. Et au bout d’un an, elle reprend doucement ses repères et petit à petit retrouve sa propre personnalité.

Ce retour à la propre personnalité doit souvent se faire avec l’aide d’un spécialiste.

LE SYNDROME D’ALIENATION PARENTALE (SAP)

Nous avons trouvé intéressant de vous transcrire un extrait du site « acalpa.org » qui décrivent très bien ce syndrome qui n’échappe pas dans une famille où l’un des deux parents est un manipulateur pervers narcissique. Cet état est violent et important lors d’un divorce mais il existe également à un état latent dans une famille lorsqu’un des deux parents se trouve être un grand manipulateur pervers qui abaisse souvent son partenaire et le maltraite psychologiquement.

C’est pourquoi ce dossier est une suite évidente à celui du mois dernier sur les manipulateurs pervers narcissiques.

Si vous vous trouvez dans ce cas, n’hésitez pas à contacter l’association d’Yvonne PONCET BONISSOL dont nous avons parlée dans cette rubrique le mois dernier :

ASSOCIATION DE DEFENSE CONTRE LE HARCELEMENT MORAL (A.D.C.H.M)

23 rue Nicolo 75116 PARIS

Tél : 01 45 04 74 51

Voici donc l’extrait trouvé sur « acalpa.org » :

« Qu’est-ce que le syndrome d’aliénation parentale?

1.1. Définition

L’aliénation parentale est un processus qui consiste à programmer un enfant pour qu’il haïsse un de ses parents sans que ce ne soit justifié. Lorsque le syndrome est présent, l’enfant apporte sa propre contribution à la campagne de dénigrement du parent aliénéLe parent aliénant est souvent un parent sur-protecteur. Il peut être aveuglé par sa rage ou animé par un esprit de vengeance provoquée par la jalousie ou la colère. Il se voit en victime, injustement et cruellement traitée par l’autre parent dont il cherche à se venger en faisant croire aux enfants que cet autre parent a tous les tortsDans des familles qui présentent des dysfonctionnements, le phénomène implique plusieurs générations. Le parent aliénant est soutenu par des membres de sa famille, ce qui renforce son sentiment d’être dans le vrai.

 

Conséquences pour l’enfant

L’enfant est amené à haïr et à rejeter un parent qu’il aime et dont il a besoin.

Le lien entre l’enfant et le parent aliéné sera irrémédiablement détruit

En effet, on ne peut reconstruire le lien entre l’enfant et le parent aliéné s’il y a eu un hiatus de quelques années Le parent aliéné devient un étranger pour l’enfant. Le modèle principal des enfants aura été le parent pathologique, mal adapté et présentant un dysfonctionnement. Beaucoup de ces enfants développent de sérieux troubles psychiatriques Induire un syndrome d’aliénation parentale à un enfant est une forme d’abus. Dans les cas d’abus sexuels ou physiques, les victimes arrivent un jour à surmonter les blessures et les humiliations qu’ils ont subies. A contrario, un abus émotionnel va à coup sûr avoir des répercussions psychologiques et peut engendrer des problèmes psychiatriques pour le restant de la vie Les effets chez l’enfant victime du syndrome d’aliénation parentale peuvent être une dépression chronique, une incapacité à fonctionner dans un cadre psychosocial normal, des troubles d’identité et d’image, du désespoir, un sentiment incontrôlable de culpabilité, un sentiment d’isolement, des comportements hostiles, un manque d’organisation, un dédoublement de personnalité et parfois, le suicide. Des études ont montré qu’une fois adulte, les victimes d’une telle aliénation ont un penchant pour l’alcool, la drogue et présentent d’autres symptômes de mal être profond Le sentiment incontrôlable de culpabilité est provoqué par le fait qu’il réalise, une fois adulte, qu’il a été le complice malgré lui d’une grande injustice infligée au parent aliéné L’enfant aliéné risque de reproduire la même pathologie psychologique que le parent aliénant

Chantal ROLLAND

 

 

 

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