{"id":12709,"date":"2017-11-29T16:55:50","date_gmt":"2017-11-29T15:55:50","guid":{"rendered":"http:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/?p=12709"},"modified":"2017-11-29T16:55:50","modified_gmt":"2017-11-29T15:55:50","slug":"sapin-de-noel","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/sapin-de-noel\/","title":{"rendered":"LE SAPIN DE NOEL"},"content":{"rendered":"<p>En cette p\u00e9riode de f\u00eates, il est plaisant de se plonger corps et \u00e2me dans la f\u00e9\u00e9rie des contes de No\u00ebl, pour y retrouver sans doute un peu de notre \u00e2me d\u2019enfant, mais pour y puiser surtout des angles d\u2019interpr\u00e9tation susceptibles d\u2019int\u00e9resser l\u2019adulte que nous sommes devenus\u2026. Il est toujours d\u00e9lectable de relire les plus connus, mais nous avons pourtant souhait\u00e9 vous faire d\u00e9couvrir,-ou peut-\u00eatre re-d\u00e9couvrir pour les puristes-, un des contes les moins c\u00e9l\u00e8bres d\u2019Andersen, intitul\u00e9 \u201cle sapin\u201d, mais figurant s\u00fbrement parmi les plus beaux. Parmi les contes les plus c\u00e9l\u00e8bres de cet auteur, il y a \u00able Vilain Petit Canard\u00bb, \u00abla Reine des neiges\u00bb, \u00ables Habits neufs de l&#8217;empereur\u00bb, \u00ables Cygnes sauvages\u00bb et \u00abla Petite Sir\u00e8ne\u00bb.<\/p>\n<p>R\u00e9galez-vous \u00e0 la lecture de celui-ci directement issu de la grande sensibilit\u00e9, de la subtilit\u00e9 et de la finesse de l\u2019\u00e9crivain danois du XIX\u00e8me si\u00e8cle (1805-1875), et laissez-vous porter par sa r\u00e9sonance sur vos \u00e9motions\u2026<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Le Sapin\u2028<\/strong><em>Conte d&rsquo;Andersen<\/em><\/p>\n<p>\u201cL\u00e0-bas, dans la for\u00eat, il y avait un joli sapin. Il \u00e9tait bien plac\u00e9, il avait du soleil et de l&rsquo;air ; autour de lui poussaient de plus grands camarades, pins et sapins. Mais lui \u00e9tait si impatient de grandir qu&rsquo;il ne remarquait ni le soleil ni l&rsquo;air pur, pas m\u00eame les enfants de paysans qui passaient en bavardant lorsqu&rsquo;ils allaient cueillir des fraises ou des framboises.\u2028\u00ab Oh ! si j&rsquo;\u00e9tais grand comme les autres, soupirait le petit sapin, je pourrais \u00e9tendre largement ma verdure et, de mon sommet, contempler le vaste monde. Les oiseaux b\u00e2tiraient leur nid dans mes branches et, lorsqu&rsquo;il y aurait du vent, je pourrais me balancer avec gr\u00e2ce comme font ceux qui m&rsquo;entourent. \u00bb\u2028Le soleil ne lui causait aucun plaisir, ni les oiseaux, ni les nuages roses qui, matin et soir, naviguaient dans le ciel au-dessus de sa t\u00eate.\u2028L&rsquo;hiver, lorsque la neige \u00e9tincelante entourait son pied de sa blancheur, il arrivait souvent qu&rsquo;un li\u00e8vre bondissait, sautait par-dessus le petit arbre &#8211; oh ! que c&rsquo;\u00e9tait aga\u00e7ant ! Mais, deux hivers ayant pass\u00e9, quand vint le troisi\u00e8me, le petit arbre \u00e9tait assez grand pour que le li\u00e8vre f\u00fbt oblig\u00e9 de le contourner. Oh ! pousser, pousser, devenir grand et vieux, c&rsquo;\u00e9tait l\u00e0, pensait-il, la seule joie au monde.\u2028En automne, les b\u00fbcherons venaient et abattaient quelques-uns des plus grands arbres. Cela arrivait chaque ann\u00e9e et le jeune sapin, qui avait atteint une bonne taille, tremblait de crainte, car ces arbres magnifiques tombaient \u00e0 terre dans un fracas de craquements.\u2028O\u00f9 allaient-ils ? Quel devait \u00eatre leur sort ?\u2028Au printemps, lorsque arriv\u00e8rent l&rsquo;hirondelle et la cigogne, le sapin leur demanda :\u2028- Savez-vous o\u00f9 on les a conduits ? Les avez-vous rencontr\u00e9s ?\u2028Les hirondelles n&rsquo;en savaient rien, mais la cigogne eut l&rsquo;air de r\u00e9fl\u00e9chir, hocha la t\u00eate et dit :\u2028- Oui, je crois le savoir, j&rsquo;ai rencontr\u00e9 beaucoup de navires tout neufs en m&rsquo;envolant vers l&rsquo;Egypte, sur ces navires il y avait des ma\u00eetres-m\u00e2ts superbes, j&rsquo;ose dire que c&rsquo;\u00e9taient eux, ils sentaient le sapin.\u2028- Oh ! si j&rsquo;\u00e9tais assez grand pour voler au-dessus de la mer ! Comment est-ce au juste la mer ? A quoi cela ressemble-t-il ?\u2028- Euh ! c&rsquo;est difficile \u00e0 expliquer, r\u00e9pondit la cigogne.\u2028Et elle partit.\u2028- R\u00e9jouis-toi de ta jeunesse, dirent les rayons du soleil, r\u00e9jouis-toi de ta fra\u00eecheur, de la jeune vie qui est en toi.\u2028Le vent baisa le jeune arbre, la ros\u00e9e versa sur lui des larmes, mais il ne les comprit pas.\u2028Quand vint l&rsquo;\u00e9poque de No\u00ebl, de tout jeunes arbres furent abattus, n&rsquo;ayant souvent m\u00eame pas la taille, ni l&rsquo;\u00e2ge de notre sapin, lequel, sans tr\u00eave ni repos, d\u00e9sirait toujours partir. Ces jeunes arbres \u00e9taient toujours les plus beaux, ils conservaient leurs branches, ceux-l\u00e0, et on les couchait sur les charrettes que les chevaux tiraient hors de la for\u00eat.\u2028- O\u00f9 vont-ils? demanda le sapin, ils ne sont pas plus grands que moi, il y en avait m\u00eame un beaucoup plus petit. Pourquoi leur a-t-on laiss\u00e9 leur verdure?\u2028- Nous le savons, nous le savons, gazouill\u00e8rent les moineaux. En bas, dans la ville, nous avons regard\u00e9 \u00e0 travers les vitres, nous savons o\u00f9 la voiture les conduit. Oh ! ils arrivent au plus grand scintillement, au plus grand honneur que l&rsquo;on puisse imaginer. A travers les vitres, nous les avons vus, plant\u00e9s au milieu du salon chauff\u00e9 et garnis de ravissants objets, pommes dor\u00e9es, g\u00e2teaux de miel, jouets et des centaines de lumi\u00e8res.\u2028- Suis-je destin\u00e9 \u00e0 atteindre aussi cette fonction ? dit le sapin tout enthousiasm\u00e9. C&rsquo;est encore bien mieux que de voler au-dessus de la mer. Je me languis ici, que n&rsquo;est-ce d\u00e9j\u00e0 No\u00ebl ! Je suis aussi grand et d\u00e9velopp\u00e9 que ceux qui ont \u00e9t\u00e9 emmen\u00e9s l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re. Je voudrais \u00eatre d\u00e9j\u00e0 sur la charrette et puis dans le salon chauff\u00e9, au milieu de ce faste. Et, ensuite &#8230; il arrive s\u00fbrement quelque chose d&rsquo;encore mieux, de plus beau, sinon pourquoi nous d\u00e9corer ainsi. Cela doit \u00eatre quelque chose de grandiose et de merveilleux ! Mais quoi ?&#8230; Oh ! je m&rsquo;ennuie &#8230; je languis &#8230;\u2028- Sois heureux d&rsquo;\u00eatre avec nous, dirent l&rsquo;air et la lumi\u00e8re du soleil. R\u00e9jouis-toi de ta fra\u00eeche et libre jeunesse.\u2028Mais le sapin n&rsquo;arrivait pas \u00e0 se r\u00e9jouir. Il grandissait et grandissait. Hiver comme \u00e9t\u00e9, il \u00e9tait vert, d&rsquo;un beau vert fonc\u00e9 et les gens qui le voyaient s&rsquo;\u00e9criaient : Quel bel arbre !\u2028Avant No\u00ebl il fut abattu, le tout premier. La hache trancha d&rsquo;un coup, dans sa moelle ; il tomba, poussant un grand soupir, il sentit une douleur profonde. Il d\u00e9faillait et souffrait.\u2028L&rsquo;arbre ne revint \u00e0 lui qu&rsquo;au moment d&rsquo;\u00eatre d\u00e9pos\u00e9 dans la cour avec les autres. Il entendit alors un homme dire :\u2028- Celui-ci est superbe, nous le choisissons.\u2028Alors vinrent deux domestiques en grande tenue qui apport\u00e8rent le sapin dans un beau salon. Des portraits ornaient les murs et pr\u00e8s du grand po\u00eale de c\u00e9ramique vernie il y avait des vases chinois avec des lions sur leurs couvercles. Plus loin \u00e9taient plac\u00e9s des fauteuils \u00e0 bascule, des canap\u00e9s de soie, de grandes tables couvertes de livres d&rsquo;images et de jouets ! pour un argent fou &#8211; du moins \u00e0 ce que disaient les enfants.\u2028Le sapin fut dress\u00e9 dans un petit tonneau rempli de sable, mais on ne pouvait pas voir que c&rsquo;\u00e9tait un tonneau parce qu&rsquo;il \u00e9tait envelopp\u00e9 d&rsquo;une \u00e9toffe verte et pos\u00e9 sur un grand tapis \u00e0 fleurs ! Oh ! notre arbre \u00e9tait bien \u00e9mu ! Qu&rsquo;allait-il se passer ?\u2028Les domestiques et des jeunes filles commenc\u00e8rent \u00e0 le garnir. Ils suspendaient aux branches de petits filets d\u00e9coup\u00e9s dans des papiers glac\u00e9s de couleur, dans chaque filet on mettait quelques fondants, des pommes et des noix dor\u00e9es pendaient aux branches comme si elles y avaient pouss\u00e9, et plus de cent petites bougies rouges, bleues et blanches \u00e9taient fix\u00e9es sur les branches. Des poup\u00e9es qui semblaient vivantes &#8211; l&rsquo;arbre n&rsquo;en avait jamais vu &#8211; planaient dans la verdure et tout en haut, au sommet, on mit une \u00e9toile clinquante de dorure.\u2028C&rsquo;\u00e9tait splendide, incomparablement magnifique.\u2028- Ce soir, disaient-ils tous, ce soir ce sera beau.\u2028\u00ab Oh ! pensa le sapin, que je voudrais \u00eatre ici ce soir quand les bougies seront allum\u00e9es ! Que se passera-t-il alors ? Les arbres de la for\u00eat viendront-ils m&rsquo;admirer ? Les moineaux me regarderont-ils \u00e0 travers les vitres ? Vais-je e rester ici, ainsi d\u00e9cor\u00e9, l&rsquo;hiver et l&rsquo;\u00e9t\u00e9 ? \u00bb\u2028On alluma les lumi\u00e8res. Quel \u00e9clat ! Quelle beaut\u00e9 ! Un fr\u00e9missement parcourut ses branches de sorte qu&rsquo;une des bougies y mit le feu : une s\u00e9rieuse flamb\u00e9e.\u2028- Mon Dieu ! cri\u00e8rent les demoiselles en se d\u00e9p\u00eachant d&rsquo;\u00e9teindre.\u2028Le pauvre arbre n&rsquo;osait m\u00eame plus trembler. Quelle torture ! Il avait si peur de perdre quelqu&rsquo;une de ses belles parures, il \u00e9tait compl\u00e8tement \u00e9tourdi dans toute sa gloire &#8230; Alors, la porte s&rsquo;ouvrit \u00e0 deux battants, des enfants en foule se pr\u00e9cipit\u00e8rent comme s&rsquo;ils allaient renverser le sapin, les grandes personnes les suivaient pos\u00e9ment. Les enfants s&rsquo;arr\u00eataient &#8211; un instant seulement -, puis ils se mettaient \u00e0 pousser des cris de joie &#8211; quel tapage ! &#8211; et \u00e0 danser autour de l&rsquo;arbre. Ensuite, on commen\u00e7a \u00e0 cueillir les cadeaux l&rsquo;un apr\u00e8s l&rsquo;autre.\u2028\u00ab Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;ils font ? se demandait le sapin. Qu&rsquo;est-ce qui va se passer ? \u00bb\u2028Les bougies br\u00fbl\u00e8rent jusqu&rsquo;aux branches, on les \u00e9teignait \u00e0 mesure, puis les enfants eurent la permission de d\u00e9pouiller l&rsquo;arbre compl\u00e8tement. Ils se jet\u00e8rent sur lui, si fort, que tous les rameaux en craquaient, s&rsquo;il n&rsquo;avait \u00e9t\u00e9 bien attach\u00e9 au plafond par le ruban qui fixait aussi l&rsquo;\u00e9toile, il aurait \u00e9t\u00e9 renvers\u00e9.\u2028Les petits tournoyaient dans le salon avec leurs jouets dans les bras, personne ne faisait plus attention \u00e0 notre sapin, si ce n&rsquo;est la vieille bonne d&rsquo;enfants qui jetait de-ci de-l\u00e0 un coup d&rsquo;\u0153il entre les branches pour voir si on n&rsquo;avait pas oubli\u00e9 une figue ou une pomme.\u2028- Une histoire ! une histoire ! criaient les enfants en entra\u00eenant vers l&rsquo;arbre un gros petit homme ventru.\u2028Il s&rsquo;assit juste sous l&rsquo;arbre.\u2028- Comme \u00e7a, nous sommes dans la verdure et le sapin aura aussi int\u00e9r\u00eat \u00e0 nous \u00e9couter, mais je ne raconterai qu&rsquo;une histoire. Voulez-vous celle d&rsquo;Iv\u00e8de-Av\u00e8de ou celle de Dumpe-le-Ballot qui roula en bas des escaliers, mais arriva tout de m\u00eame \u00e0 s&rsquo;asseoir sur un tr\u00f4ne et \u00e0 \u00e9pouser la princesse ?\u2028L&rsquo;homme racontait l&rsquo;histoire de Dumpe-le-Ballot qui tomba du haut des escaliers, gagna tout de m\u00eame le tr\u00f4ne et \u00e9pousa la princesse. Les enfants battaient des mains. Ils voulaient aussi entendre l&rsquo;histoire d&rsquo;Iv\u00e8de-Av\u00e8de, mais ils n&rsquo;en eurent qu&rsquo;une. Le sapin se tenait coi et \u00e9coutait.\u2028\u00ab Oui, oui, voil\u00e0 comment vont les choses dans le monde \u00bb, pensait-il. Il croyait que l&rsquo;histoire \u00e9tait vraie, parce que l&rsquo;homme qui la racontait \u00e9tait \u00e9l\u00e9gant.\u2028- Oui, oui, sait-on jamais ! Peut-\u00eatre tomberai-je aussi du haut des escaliers et \u00e9pouserai-je une princesse !\u2028Il se r\u00e9jouissait en songeant que le lendemain il serait de nouveau orn\u00e9 de lumi\u00e8res et de jouets, d&rsquo;or et de fruits.\u2028Il resta immobile et songeur toute la nuit.\u2028Au matin, un valet et une femme de chambre entr\u00e8rent.\u2028- Voil\u00e0 la f\u00eate qui recommence ! pensa l&rsquo;arbre. Mais ils le tra\u00een\u00e8rent hors de la pi\u00e8ce, en haut des escaliers, au grenier&#8230; et l\u00e0, dans un coin sombre, o\u00f9 le jour ne parvenait pas, ils l&rsquo;abandonn\u00e8rent.\u2028- Qu&rsquo;est-ce que cela veut dire ? Que vais-je faire ici ?\u2028Il s&rsquo;appuya contre le mur, r\u00e9fl\u00e9chissant. Et il eut le temps de beaucoup r\u00e9fl\u00e9chir, car les jours et les nuits passaient sans qu&rsquo;il ne v\u00eent personne l\u00e0-haut et quand, enfin, il vint quelqu&rsquo;un, ce n&rsquo;\u00e9tait que pour d\u00e9poser quelques grandes caisses dans le coin. Elles cachaient l&rsquo;arbre compl\u00e8tement. L&rsquo;avait-on donc tout \u00e0 fait oubli\u00e9 ?\u2028\u00abC&rsquo;est l&rsquo;hiver dehors, maintenant, pensait-il. La terre est dure et couverte de neige. On ne pourrait m\u00eame pas me planter ; c&rsquo;est sans doute pour cela que je dois rester \u00e0 l&rsquo;abri jusqu&rsquo;au printemps. Comme c&rsquo;est raisonnable, les hommes sont bons ! Si seulement il ne faisait pas si sombre et si ce n&rsquo;\u00e9tait si solitaire ! Pas le moindre petit li\u00e8vre. C&rsquo;\u00e9tait gai, l\u00e0-bas, dans la for\u00eat, quand sur le tapis de neige le li\u00e8vre passait en bondissant, oui, m\u00eame quand il sautait par-dessus moi ; mais, dans ce temps-l\u00e0, je n&rsquo;aimais pas \u00e7a. Quelle affreuse solitude, ici ! \u00bb\u2028\u00ab Pip ! pip ! \u00bb fit une petite souris en apparaissant au m\u00eame instant, et une autre la suivait. Elles flair\u00e8rent le sapin et furet\u00e8rent dans ses branches.\u2028- Il fait terriblement froid , dit la petite souris. Sans quoi on serait bien ici, n&rsquo;est-ce pas, vieux sapin?\u2028- Je ne suis pas vieux du tout, r\u00e9pondit le sapin. Il en y a beaucoup de bien plus vieux que moi.\u2028- D&rsquo;o\u00f9 viens-tu donc ? demanda la souris, et qu&rsquo;est-ce que tu as \u00e0 raconter ?\u2028Elles \u00e9taient horriblement curieuses.\u2028- Parle-nous de l&rsquo;endroit le plus exquis de la terre. Y as-tu \u00e9t\u00e9 ? As-tu \u00e9t\u00e9 dans le garde-manger ?\u2028- Je ne connais pas \u00e7a, dit l&rsquo;arbre, mais je connais la for\u00eat o\u00f9 brille le soleil, o\u00f9 l&rsquo;oiseau chante.\u2028Et il parla de son enfance. Les petites souris n&rsquo;avaient jamais rien entendu de semblable. Elles \u00e9coutaient de toutes leurs oreilles.\u2028- Tu en as vu des choses ! Comme tu as \u00e9t\u00e9 heureux !\u2028- Moi ! dit le sapin en songeant \u00e0 ce que lui-m\u00eame racontait. Oui, au fond, c&rsquo;\u00e9tait bien agr\u00e9able.\u2028Mais, ensuite, il parla du soir de No\u00ebl o\u00f9 il avait \u00e9t\u00e9 garni de g\u00e2teaux et de lumi\u00e8res.\u2028- Oh ! dirent encore les petites souris, comme tu as \u00e9t\u00e9 heureux, vieux sapin.\u2028- Mais je ne suis pas vieux du tout, ce n&rsquo;est que cet hiver que j&rsquo;ai quitt\u00e9 ma for\u00eat ; je suis dans mon plus bel \u00e2ge, on m&rsquo;a seulement replant\u00e9 dans un tonneau.\u2028- Comme tu racontes bien, dirent les petites souris.\u2028La nuit suivante, elles amen\u00e8rent quatre autres souris pour entendre ce que l&rsquo;arbre racontait et, \u00e0 mesure que celui-ci parlait, tout lui revenait plus exactement.\u2028\u00ab C&rsquo;\u00e9tait vraiment de bons moments, pensait-il. Mais ils peuvent revenir, ils peuvent revenir ! Dumpe-le-Ballot est tomb\u00e9 du haut des escaliers, mais il a tout de m\u00eame eu la princesse ; peut-\u00eatre en aurai-je une aussi. \u00bb\u2028Il se souvenait d&rsquo;un petit bouleau qui poussait l\u00e0-bas, dans la for\u00eat, et qui avait \u00e9t\u00e9 pour lui une v\u00e9ritable petite princesse.\u2028- Qui est Dumpe-le-Ballot ? demand\u00e8rent les petites souris.\u2028Alors le sapin raconta toute l&rsquo;histoire, il se souvenait de chaque mot ; un peu plus, les petites souris grimpaient jusqu&rsquo;en haut de l&rsquo;arbre, de plaisir.\u2028La nuit suivante, les souris \u00e9taient plus nombreuses encore, et le dimanche il vint m\u00eame deux rats, mais ils d\u00e9clar\u00e8rent que le conte n&rsquo;\u00e9tait pas amusant du tout, ce qui fit de la peine aux petites souris ; de ce fait, elles-m\u00eames l&rsquo;appr\u00e9ci\u00e8rent moins.\u2028- Eh bien , merci, dirent les rats en rentrant chez eux. Les souris finirent par s&rsquo;en aller aussi, et le sapin soupirait.\u2028- C&rsquo;\u00e9tait un vrai plaisir d&rsquo;avoir autour de moi ces petites souris agiles, \u00e0 \u00e9couter ce que je racontais. C&rsquo;est fini, \u00e7a aussi, mais maintenant, je saurai go\u00fbter les plaisirs quand on me ressortira. Mais quand ?\u2028Ce fut un matin, des gens arriv\u00e8rent et remu\u00e8rent tout dans le grenier. Ils d\u00e9plac\u00e8rent les caisses, tir\u00e8rent l&rsquo;arbre en avant. Bien s\u00fbr, ils le jet\u00e8rent un peu durement \u00e0 terre, mais un valet le tra\u00eena vers l&rsquo;escalier o\u00f9 le jour \u00e9clairait.\u2028\u00abVoil\u00e0 la vie qui recommence \u00bb, pensait l&rsquo;arbre, lorsqu&rsquo;il sentit l&rsquo;air frais, le premier rayon de soleil &#8230; et le voil\u00e0 dans la cour.\u2028Tout se passa si vite ! La cour se prolongeait par un jardin en fleurs. Les roses pendaient fra\u00eeches et odorantes par-dessus la petite barri\u00e8re, les tilleuls \u00e9taient fleuris et les hirondelles voletaient en chantant : \u00ab Quivit, quivit, mon homme est arriv\u00e9 ! \u00bb Mais ce n&rsquo;\u00e9tait pas du sapin qu&rsquo;elles voulaient parler.\u2028- Je vais revivre, se disait-il, enchant\u00e9, \u00e9tendant largement ses branches. H\u00e9las ! elles \u00e9taient toutes fan\u00e9es et jaunies. L&rsquo;\u00e9toile de papier dor\u00e9 \u00e9tait rest\u00e9e fix\u00e9e \u00e0 son sommet et brillait au soleil&#8230; Dans la cour jouaient quelques enfants joyeux qui, \u00e0 No\u00ebl, avaient dans\u00e9 autour de l&rsquo;arbre et s&rsquo;en \u00e9taient r\u00e9jouis. L&rsquo;un des plus petits s&rsquo;\u00e9lan\u00e7a et arracha l&rsquo;\u00e9toile d&rsquo;or.\u2028- Regarde ce qui \u00e9tait rest\u00e9 sur cet affreux arbre de No\u00ebl, s&rsquo;\u00e9cria-t-il en pi\u00e9tinant les branches qui craquaient sous ses souliers.\u2028L&rsquo;arbre regardait la splendeur des fleurs et la fra\u00eeche verdure du jardin puis, enfin, se regarda lui-m\u00eame. Comme il e\u00fbt pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 \u00eatre rest\u00e9 dans son coin sombre au grenier ! Il pensa \u00e0 sa jeunesse dans la for\u00eat, \u00e0 la joyeuse f\u00eate de No\u00ebl, aux petites souris, si heureuses d&rsquo;entendre l&rsquo;histoire de Dumpe-le- Ballot.\u2028\u00ab Fini ! fini ! Si seulement j&rsquo;avais su \u00eatre heureux quand je le pouvais. \u00bb\u2028Le valet d\u00e9bita l&rsquo;arbre en petits morceaux, il en fit tout un grand tas qui flamba joyeusement sous la chaudi\u00e8re. De profonds soupirs s&rsquo;en \u00e9chappaient, chaque soupir \u00e9clatait. Les enfants qui jouaient au-dehors entr\u00e8rent s&rsquo;asseoir devant le feu et ils criaient : Pif ! Paf ! \u00e0 chaque craquement, le sapin, lui, songeait \u00e0 un jour d&rsquo;\u00e9t\u00e9 dans la for\u00eat ou \u00e0 une nuit d&rsquo;hiver quand les \u00e9toiles \u00e9tincellent. Il pensait au soir de No\u00ebl, \u00e0 Dumpe-le-Ballot, le seul conte qu&rsquo;il e\u00fbt jamais entendu et qu&rsquo;il avait su r\u00e9p\u00e9ter&#8230; et voil\u00e0 qu&rsquo;il \u00e9tait consum\u00e9 &#8230;\u2028Les gar\u00e7ons jouaient dans la cour, le plus jeune portait sur la poitrine l&rsquo;\u00e9toile d&rsquo;or qui avait orn\u00e9 l&rsquo;arbre au soir le plus heureux de sa vie. \u2028Ce soir \u00e9tait fini, l&rsquo;arbre \u00e9tait fini, et l&rsquo;histoire, aussi, finie, finie comme toutes les histoires.\u201d<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La morale de cette histoire est si jolie que je ne peux m\u2019emp\u00eacher d\u2019y livrer une interpr\u00e9tation personnelle: Il est chose ais\u00e9e de se lamenter sur sa condition en imaginant en permanence que tout est tellement mieux ailleurs, et avec d\u2019autres! Nous avons en effet une f\u00e2cheuse tendance naturelle \u00e0 nous projeter dans l\u2019avenir ou \u00e0 regretter le pass\u00e9, sans que cela ne soit jamais vraiment justifi\u00e9. Ce jeune sapin fut pleinement heureux durant son enfance et sa jeunesse, mais \u00e0 aucun instant il n\u2019a su appr\u00e9cier sa chance, trop tourn\u00e9 vers des chim\u00e8res sens\u00e9es lui apporter plus de bonheur, pensait-il\u2026!\u2028Pourtant, il est tellement simple de s\u2019ouvrir \u00e0 ce qui se passe au moment pr\u00e9sent: humer un d\u00e9licieux parfum, profiter de la caresse du vent sur le visage en fermant les yeux, se laisser porter par une jolie m\u00e9lodie ou \u00eatre pleinement conscient de son coeur qui bat quand on songe \u00e0 l\u2019\u00eatre aim\u00e9 ? Ces petits riens qui deviennent vite une succession d\u2019instants neufs, transforment notre vie en touchant notre \u00e9tat de coeur. L\u2019histoire de ce petit sapin est \u00e9difiante, en ce sens qu\u2019il est victime de ses propres maladresses en attendant tout de l\u2019ext\u00e9rieur alors qu\u2019il est le seul d\u00e9tenteur de son propre bonheur. \u2028Mais, si Imaginer qu\u2019il y mieux ailleurs est chose facile, r\u00e9apprivoiser son bonheur sur le moment pr\u00e9sent est d\u00e9j\u00e0 plus p\u00e9rilleux. Cela commence par une philosophie de vie rigoureuse: s\u2019interdire de penser \u00e0 autre chose que ce sur quoi nous sommes concentr\u00e9s \u00e0 l\u2019instant T.\u2028Voici deux exemples parlants:\u2028Nous cuisinons? Arr\u00eatons de songer aux dossiers du bureau et concentrons-nous sur les d\u00e9licieuses odeurs des mets que nous pr\u00e9parons, leur couleur, et si nous cuisinons en musique, appr\u00e9cions les m\u00e9lodies que nous entendons.\u2028Nous jouons avec nos enfants? Arr\u00eatons d\u2019\u00e9tablir la liste des corv\u00e9es qui nous restent \u00e0 faire \u00e0 la maison et soyons pleinement avec nos ch\u00e9rubins, partageons leurs rires, coupons le t\u00e9l\u00e9phone, soyons inventifs, partageons leur joie!! Ils nous le rendront au centuple.<\/p>\n<p>Alors bien s\u00fbr, ces exercices ne s\u2019accompliront pas miraculeusement du jour au lendemain; car il en faut de l\u2019\u00e9nergie pour d\u00e9passer nos multiples pr\u00e9occupations quotidiennes. Mais se donner pleinement \u00e0 chaque chose que l\u2019on fait a au moins ceci de gratifiant: on ne regrette plus jamais rien!<\/p>\n<p>Alors n\u2019oubliez pas:<strong>\u2028Hier est pass\u00e9, demain est un autre jour.\u2028L\u2019instant pr\u00e9sent est sacr\u00e9!<\/strong><\/p>\n<p>Amis de la litt\u00e9rature, bonne appr\u00e9ciation de l\u2019instant pr\u00e9sent!<\/p>\n<p><strong><u>Karine MICARD<\/u><\/strong><strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En cette p\u00e9riode de f\u00eates, il est plaisant de se plonger corps et \u00e2me dans la f\u00e9\u00e9rie des contes de No\u00ebl, pour y retrouver sans doute un peu de notre \u00e2me d\u2019enfant, mais pour y puiser surtout des angles d\u2019interpr\u00e9tation susceptibles d\u2019int\u00e9resser l\u2019adulte que nous&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":11045,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[60,1975],"tags":[2025,2026,2023,2024,588],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v21.9.1 - 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