{"id":8026,"date":"2014-03-30T22:29:14","date_gmt":"2014-03-30T21:29:14","guid":{"rendered":"http:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/?p=8026"},"modified":"2014-04-07T14:39:55","modified_gmt":"2014-04-07T13:39:55","slug":"jean-nicolas-arthur-rimbaud","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/jean-nicolas-arthur-rimbaud\/","title":{"rendered":"Jean Nicolas Arthur Rimbaud"},"content":{"rendered":"<p>Arthur Rimbaud (Jean Nicolas Arthur Rimbaud) est un po\u00e8te fran\u00e7ais, n\u00e9 le 20 octobre 1854 \u00e0 Charleville, dans les Ardennes, et mort le 10 novembre 1891 \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital de la Conception \u00e0 Marseille.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Lyc\u00e9en brillant et po\u00e8te pr\u00e9coce, Arthur Rimbaud excelle dans les compositions latines, parmi lesquelles on trouve ses plus anciennes productions en vers connues. Sous l&rsquo;influence des romantiques et des parnassiens, ses premiers vers fran\u00e7ais connus datent de la fin de l&rsquo;ann\u00e9e 1869 (Les \u00c9trennes des orphelins et Invocation \u00e0 V\u00e9nus, plagiat d&rsquo;une traduction de Lucr\u00e8ce par Sully Prudhomme).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>. Le 29 ao\u00fbt 1870, en pleine guerre, Arthur fugue en direction de Paris. Reconduit dans sa famille apr\u00e8s quelques jours de prison, il fugue une seconde fois et se retrouve en Belgique cherchant \u00e0 devenir journaliste. Il \u00e9crit des po\u00e8mes inspir\u00e9s par le contexte de la guerre franco-prussienne et par son passage dans la ville ouvri\u00e8re de Charleroi (Au cabaret-vert, cinq heures du soir \u2013 Le Dormeur du val). Il fugue une troisi\u00e8me fois \u00e0 Paris en f\u00e9vrier &#8211; mars 1871 et les t\u00e9moignages de Verlaine, Delahaye et Forain laissent entendre qu&rsquo;il est venu \u00e0 Paris entre le 15 mai 1871 et la semaine sanglante, ce que les biographes peinent \u00e0 \u00e9tablir. Il revient finalement \u00e0 Paris \u00e0 l&rsquo;invitation de Verlaine en septembre 1871 : commence alors une vie d&rsquo;errance et une liaison homosexuelle tumultueuse qui s&rsquo;ach\u00e8vera en juillet 1873 par les coups de revolver tir\u00e9s par Verlaine sur Rimbaud. Verlaine est condamn\u00e9 \u00e0 la prison tandis que Rimbaud retourne dans sa famille \u00e0 Roche. Il fait alors imprimer une plaquette qui, non pay\u00e9e, ne sera pas diffus\u00e9e : Une saison en enfer. Sa s\u0153ur Isabelle pr\u00e9tend que Rimbaud a \u00e9crit Une saison en enfer apr\u00e8s le 10 juillet pour renier ses erreurs, mais ce t\u00e9moignage est tendancieux et contredit par l&rsquo;existence de brouillons qui furent conserv\u00e9s par Verlaine. Les autres po\u00e8mes \u00e0 la forme lib\u00e9r\u00e9e \u00e9crits \u00e0 cette \u00e9poque seront regroup\u00e9s dans les Illuminations, recueil publi\u00e9 \u00e0 l&rsquo;initiative de Verlaine en 1886. Les uns sont des po\u00e8mes en vers peu acad\u00e9miques connus aujourd&rsquo;hui sous le titre apocryphe de Derniers vers, les autres forment un ensemble de po\u00e8mes en prose qui a seul conserv\u00e9 le titre Illuminations<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Arthur Rimbaud cesse d&rsquo;\u00e9crire \u00e0 20 ans et poursuit \u00e0 partir de 1875 une vie aventureuse : il s&rsquo;engage dans les troupes coloniales des Indes n\u00e9erlandaises (Indon\u00e9sie actuelle), d\u00e9serte et rentre en Europe. Embauch\u00e9 comme agent commercial, il arrive en d\u00e9cembre 1880 \u00e0 Harar en Abyssinie et devient g\u00e9rant d&rsquo;un comptoir o\u00f9 s&rsquo;\u00e9changent or, ivoire, armes, soie et bimbeloterie. En 1891, une tumeur au genou droit le conduit \u00e0 se faire rapatrier : amput\u00e9 \u00e0 Marseille, il revient quelques semaines \u00e0 Roche pr\u00e8s de sa m\u00e8re et de sa s\u0153ur Isabelle. R\u00eavant de repartir en Afrique, il retourne \u00e0 Marseille o\u00f9 son \u00e9tat s&rsquo;aggrave : il y meurt le 10 novembre 1891, \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 37 ans et sera enterr\u00e9 \u00e0 Charleville.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le destin du cr\u00e9ateur qui cesse d&rsquo;\u00e9crire \u00e0 20 ans et sa vie anti-bourgeoise ont fait d&rsquo;Arthur Rimbaud une des figures du g\u00e9nie flamboyant et libertaire pour qui le po\u00e8te devait \u00eatre \u00ab voyant \u00bb et qui proclamait qu&rsquo;il fallait \u00ab \u00eatre absolument moderne \u00bb.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le P\u00e8re, \u00e0 un concert donn\u00e9 place de la Musique \u00e0 Charleville1, aurait remarqu\u00e9 Vitalie Cuif, une jeune paysanne de Roche, petite bourgade pr\u00e8s d&rsquo;Attigny et install\u00e9e \u00e0 Charleville. Mari\u00e9 tr\u00e8s vite avec elle, il repartira avec sa garnison, ne revenant que quelques rares fois, le temps de lui faire un enfant pendant quelques ann\u00e9es cons\u00e9cutives. Apr\u00e8s la naissance de cinq enfants (Fr\u00e9d\u00e9ric, Arthur, Victorine, d\u00e9c\u00e9d\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge d&rsquo;un mois, Vitalie et Isabelle), il abandonne sa famille.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Au d\u00e9part du p\u00e8re, Vitalie emm\u00e9nage avec ses enfants dans un taudis, rue Bourbon, une des plus mis\u00e9rables rues de Charleville \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque. Arthur a alors 7 ans.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Sa m\u00e8re, figure rigide et soucieuse d&rsquo;\u00e9ducation et de respectabilit\u00e9, interdit ainsi \u00e0 ses enfants de jouer dans la rue avec les enfants d&rsquo;ouvriers. Le dimanche, on voit passer la famille \u00e0 la queue-leu-leu, la m\u00e8re fermant la marche vers l&rsquo;\u00e9glise. Mais Vitalie veille aussi sur ses enfants, et, si violente qu&rsquo;ait \u00e9t\u00e9 la r\u00e9volte d&rsquo;Arthur plus tard, c&rsquo;est vers elle qu&rsquo;il reviendra toujours ainsi que vers sa s\u0153ur cadette Isabelle.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Arthur poursuit ses \u00e9tudes \u00e0 l&rsquo;institution Rossat, puis au coll\u00e8ge, o\u00f9 sa scolarit\u00e9 exceptionnelle montre sa prodigieuse pr\u00e9cocit\u00e9 : il collectionne tous les prix d&rsquo;excellence, en litt\u00e9rature, version, th\u00e8me, et r\u00e9dige avec virtuosit\u00e9 en latin des po\u00e8mes, des \u00e9l\u00e9gies, des dialogues. Mais, comme le po\u00e8me Les Po\u00e8tes de sept ans2 le laisse imaginer, il bout int\u00e9rieurement :<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Tout le jour il suait d&rsquo;ob\u00e9issance ; tr\u00e8s<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Intelligent ; pourtant des tics noirs, quelques traits,<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Semblaient prouver en lui d&rsquo;\u00e2pres hypocrisies.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Dans l&rsquo;ombre des couloirs aux tentures moisies,<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En passant il tirait la langue, les deux poings<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u00c0 l&rsquo;aine, et dans ses yeux ferm\u00e9s voyait des points.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Extrait des Po\u00e8tes de sept ans<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En juillet 1869, il participe aux \u00e9preuves du Concours acad\u00e9mique3 de composition latine sur le th\u00e8me \u00ab Jugurtha \u00bb, qu&rsquo;il remporte facilement. Le principal du coll\u00e8ge M. Desdouets aurait dit de lui : \u00ab Rien de banal ne germe dans cette t\u00eate, ce sera le g\u00e9nie du Mal ou le g\u00e9nie du Bien. \u00bb[r\u00e9f. souhait\u00e9e]. En obtenant tous les prix d\u00e8s l\u2019\u00e2ge de 15 ans, il s&rsquo;affranchit des humiliations de la petite enfance.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Vers la po\u00e9sie<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Manuscrit des Assis<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En 1870, alors en classe de rh\u00e9torique, en premi\u00e8re, Rimbaud se lie d&rsquo;amiti\u00e9 avec Georges Izambard, son jeune professeur de rh\u00e9torique qui est son a\u00een\u00e9 de seulement six ann\u00e9es. Il devient une sorte de rempart contre sa m\u00e8re, encore surnomm\u00e9e par Arthur \u00ab maman fl\u00e9au \u00bb ou \u00ab m\u00e8re rimbe \u00bb, et surtout il lui pr\u00eate ses livres, tel les Mis\u00e9rables de Victor Hugo, car le jeune Arthur s&rsquo;est \u00ab reconnu po\u00e8te4 \u00bb.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>De cette \u00e9poque, subsistent les premiers vers : Les \u00c9trennes des orphelins et cet ensemble que la critique appelle le \u00ab recueil Demeny \u00bb (fin 1870) bien qu&rsquo;il ne s&rsquo;agisse pas d&rsquo;un recueil mais d&rsquo;un ensemble de feuillets volants o\u00f9 Rimbaud a recopi\u00e9 ce qu&rsquo;il estime pour l&rsquo;instant l&rsquo;essentiel de ses compositions. Pour certains po\u00e8mes remis \u00e0 Demeny, des versions ant\u00e9rieures ont \u00e9t\u00e9 remises au po\u00e8te Banville et \u00e0 son professeur Izambard. \u00c0 cela il convient d&rsquo;ajouter deux textes en prose, la nouvelle Un c\u0153ur sous une soutane remise \u00e0 Izambard et le r\u00e9cit Le R\u00eave de Bismarck publi\u00e9 dans le Progr\u00e8s des Ardennes du 25 novembre 1871. L&rsquo;orientation po\u00e9tique est alors clairement celle du Parnasse. La revue collective Le Parnasse contemporain initie Arthur Rimbaud \u00e0 la po\u00e9sie de son temps. Dans une lettre du 24 mai 1870, envoy\u00e9e au chef de file du Parnasse Th\u00e9odore de Banville, Arthur, alors \u00e2g\u00e9 de 15 ans, qui cherche \u00e0 se faire publier dans Le Parnasse contemporain, affirme vouloir devenir \u00ab Parnassien \u00bb ou rien. Il y joint trois po\u00e8mes : Oph\u00e9lie, Par les soirs bleus d&rsquo;\u00e9t\u00e9\u2026 et Credo in unam. Banville lui r\u00e9pond, mais les po\u00e8mes en question ne sont pas, ni alors, ni plus tard, imprim\u00e9s dans Le Parnasse. Le po\u00e8me \u00c0 la musique, \u00e9crit \u00e0 l&rsquo;automne 1870, \u00e9voque ce mal-\u00eatre de vivre \u00e0 Charleville.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La premi\u00e8re version de ce po\u00e8me remise \u00e0 Izambard d\u00e9non\u00e7ait le \u00ab patrouillotisme \u00bb des \u00ab ventrus \u00bb de Charleville, il \u00e9tait question des \u00ab trait\u00e9s \u00bb, de \u00ab La pipe allemande et la musique fran\u00e7aise \u00bb. Le mot \u00ab pioupious \u00bb est rest\u00e9 dans la version d\u00e9finitive remise \u00e0 Demeny. Au-del\u00e0 de la grisaille de Charleville, \u00ab l\u2019enfant-po\u00e8te \u00bb veut rejoindre Paris pour assister \u00e0 la chute du Second Empire et go\u00fbter \u00e0 l&rsquo;esprit r\u00e9volutionnaire du peuple parisien. Le 29 ao\u00fbt 1870, quelques jours avant la bataille de Sedan, Arthur s&rsquo;enfuit de Charleville en direction de Paris. Non seulement il n&rsquo;a pas pay\u00e9 son ticket, mais notre po\u00e8te pousse des \u00ab cris s\u00e9ditieux \u00bb. Cette premi\u00e8re fugue s&rsquo;ach\u00e8ve \u00e0 la prison de Mazas, o\u00f9 il passe quelques jours, tandis que se proclame la R\u00e9publique. L&rsquo;\u00c9tat n&rsquo;a plus de \u00ab cris s\u00e9ditieux \u00bb \u00e0 lui reprocher, seulement le fait de ne pas payer le train. S&rsquo;ensuit un retour \u00e0 Charleville, o\u00f9 sa m\u00e8re lui flanque une vol\u00e9e m\u00e9morable au milieu du quai de la Madeleine, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;actuel mus\u00e9e Rimbaud. Mais ce n&rsquo;est que le d\u00e9but d&rsquo;une longue s\u00e9rie de fugues. On dira de lui : un \u00ab voyageur toqu\u00e95 \u00bb.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En avril 2008, un texte in\u00e9dit de Rimbaud, sign\u00e9 du pseudonyme de Jean Baudry, est d\u00e9couvert6. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un pamphlet paru dans le journal Le Progr\u00e8s des Ardennes en novembre 1870. Intitul\u00e9 Le R\u00eave de Bismarck, le texte s&rsquo;en prend au chancelier prussien. Jean-Jacques Lefr\u00e8re, sp\u00e9cialiste de Rimbaud et auteur de plusieurs ouvrages sur le po\u00e8te7, atteste son authenticit\u00e9 dans le Figaro du 22 mai 20088<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les s\u00e9jours parisiens de 1871-1872<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Gare de Voncq, pr\u00e8s de Roche, de laquelle Rimbaud est parti lors de ses voyages<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La r\u00e9ouverture de l&rsquo;\u00e9cole est retard\u00e9e d&rsquo;octobre 1870 \u00e0 avril 1871. Le pays est en guerre. Mais, alors que Rimbaud refusait de combattre pour le second Empire, il consid\u00e8re que, d\u00e9sormais, les prussiens sont un danger pour la naissante R\u00e9publique du 4 septembre. Apr\u00e8s avoir \u00e9crit Le Mal, Rimbaud compose cette fois un po\u00e8me d&rsquo;exaltation du soldat r\u00e9publicain Le Dormeur du val, po\u00e8me qui passe \u00e0 tort pour une \u0153uvre pacifiste de d\u00e9nonciation des horreurs de la guerre, confusion qui vient de ce qu&rsquo;on oublie trop souvent que Le Mal est \u00e9crit du temps de l&rsquo;Empire et Le Dormeur du Val du temps de la R\u00e9publique. En novembre 1870, Rimbaud parvient \u00e0 publier dans le Progr\u00e8s des Ardennes un r\u00e9cit satirique, Le R\u00eave de Bismarck, sous le pseudonyme de Jean Baudry, h\u00e9ros du beau-fils de Victor Hugo, Vacquerie. Quoique ce r\u00e9cit soit m\u00e9diocre, il est significatif. Rimbaud y d\u00e9veloppe, apr\u00e8s Hugo, la symbolique d&rsquo;une ville de Paris qui est la lumi\u00e8re de la R\u00e9volution et qui sera autrement difficile \u00e0 combattre pour les prussiens. Rimbaud pr\u00e9dit que Bismarck s&rsquo;y br\u00fblera le nez. H\u00e9las, de cette p\u00e9riode marqu\u00e9e par le si\u00e8ge de M\u00e9zi\u00e8res, la ville de Delahaye, peu de po\u00e8mes nous sont parvenus. Certains po\u00e8mes dat\u00e9s de 1871 pourraient avoir \u00e9t\u00e9 compos\u00e9s entre novembre 1870 et avril 1871, mais comment le savoir ? En attendant, Rimbaud boit de l&rsquo;absinthe et fait une nouvelle fugue qui le m\u00e8ne \u00e0 Paris \u00e0 l&rsquo;issue du si\u00e8ge en f\u00e9vrier 1871. La situation politique du pays est tendue et on constate que Rimbaud cherche \u00e0 entrer en contact avec les futurs communards Vall\u00e8s et Vermersch, mais aussi avec le milieu des po\u00e8tes, puisqu&rsquo;il rencontre le caricaturiste Andr\u00e9 Gill. Rimbaud revient \u00e0 Charleville avant le d\u00e9but de la Commune. Plusieurs t\u00e9moignages pr\u00e9tendent qu&rsquo;il est revenu \u00e0 Paris sous la Commune, mais ceci est impossible \u00e0 d\u00e9montrer pour l&rsquo;instant et il faudrait pouvoir d\u00e9terminer quand. C&rsquo;est le plus grand myst\u00e8re biographique de la vie de Rimbaud. En tous les cas, le po\u00e8te ardennais a ressenti tr\u00e8s profond\u00e9ment la trag\u00e9die de la Commune (mars \u00e0 mai 1871) et, bien que brillant \u00e9l\u00e8ve, il a refus\u00e9 de retourner au lyc\u00e9e. Il n&rsquo;aura donc jamais entam\u00e9 sa derni\u00e8re ann\u00e9e dans l&rsquo;enseignement secondaire. En revanche, Rimbaud est \u00e0 Charleville quand il \u00e9crit \u00e0 Izambard et Demeny son projet de devenir \u00ab voyant \u00bb. En mai 1871, dans sa lettre dite \u00ab du Voyant \u00bb, il exprime sa diff\u00e9rence : \u00e9laboration d&rsquo;un vrai programme po\u00e9tique ou parodie des pr\u00e9faces-manifestes qui ont \u00e9maill\u00e9 le xixe si\u00e8cle.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Dans un po\u00e8me violent, L&rsquo;orgie parisienne (ou : Paris se repeuple), il d\u00e9nonce la l\u00e2chet\u00e9 des vainqueurs. Sa po\u00e9sie se radicalise encore, devient de plus en plus sarcastique : Les Pauvres \u00e0 l\u2019\u00c9glise, par exemple. L&rsquo;\u00e9criture se transforme progressivement. Rimbaud en vient \u00e0 critiquer fortement la po\u00e9sie des romantiques et des Parnassiens, et dans sa lettre \u00e0 Izambard du treize mai, il affirme son rejet de la \u00ab po\u00e9sie subjective \u00bb. C&rsquo;est \u00e9galement dans cette lettre et dans celle qu&rsquo;il envoie le 15 mai \u00e0 Demeny qu&rsquo;il expose sa propre qu\u00eate de la po\u00e9sie : il veut se faire \u00ab voyant \u00bb, par un \u00ab long, immense et raisonn\u00e9 d\u00e9r\u00e8glement de tous les sens \u00bb. Selon Verlaine, Rimbaud a compos\u00e9 son plus beau po\u00e8me en vers suite \u00e0 la semaine sanglante. Le po\u00e8me, perdu, Les Veilleurs comptait 52 vers et \u00e9tait probablement en alexandrins. Son sujet \u00e9tait la douleur sacr\u00e9e caus\u00e9e par la chute de la Commune.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Il est difficile de situer le d\u00e9but de la relation \u00e9pistolaire avec Verlaine. Celui-ci pr\u00e9tend avoir re\u00e7u tr\u00e8s peu de courriers et ne parle que de l&rsquo;envoi des Premi\u00e8res communions et des Effar\u00e9s. Charles Bretagne met Rimbaud en contact avec son ami Paul Verlaine et un courrier a d\u00fb sceller le prochain d\u00e9part de Rimbaud pour Paris vers le mois d&rsquo;ao\u00fbt. En ao\u00fbt 1871, dans son po\u00e8me parodique, Ce qu&rsquo;on dit au po\u00e8te \u00e0 propos de fleurs, il exprime une critique ouverte de la po\u00e9tique de Banville. Finalement Verlaine l&rsquo;appelle \u00e0 Paris : \u00ab Venez ch\u00e8re grande \u00e2me, on vous appelle, on vous attend ! \u00bb Rimbaud arrive dans la capitale vers le 15 septembre 1871 et est pr\u00e9sent\u00e9 au d\u00eener des Vilains Bonshommes le 30 septembre 1871. Il est successivement log\u00e9 par Verlaine, rue Nicolet, non sans heurts avec la femme de ce dernier, puis chez Charles Cros, Andr\u00e9 Gill et m\u00eame quelques jours chez Th\u00e9odore de Banville9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Rimbaud est tr\u00e8s bien accueilli par ses pairs plus \u00e2g\u00e9s, notamment lors de ce d\u00eener des Vilains Bonshommes, o\u00f9 il a rencontr\u00e9 une part essentielle des grands po\u00e8tes de son temps. Rimbaud avait tout juste 17 ans le 20 octobre de cette ann\u00e9e-l\u00e0 ! Rimbaud a d\u00e8s lors atteint sa maturit\u00e9 po\u00e9tique comme en t\u00e9moignent plusieurs chefs-d&rsquo;\u0153uvres comme Les Premi\u00e8res communions. Le Bateau ivre est compos\u00e9 avant le mois de novembre 1871, \u00e9tant donn\u00e9 une caricature d&rsquo;Andr\u00e9 Gill qui y fait allusion dans l\u2019Album zutique dont les contributions rimbaldiennes datent d&rsquo;octobre &#8211; novembre 1871 \u00e9galement. Des po\u00e8mes tels que Voyelles, Oraison du soir, Les Chercheuses de poux, L&rsquo;\u00c9toile a pleur\u00e9 rose&#8230;, T\u00eate de faune ou Les Mains de Jeanne-Marie semblent dater eux aussi de cette p\u00e9riode parisienne. Le manuscrit connu du po\u00e8me Les Mains de Jeanne-Marie est dat\u00e9 de f\u00e9vrier 1872 par Verlaine. Rimbaud se fait oublier quelque temps en retournant \u00e0 Charleville, puis revient dans la capitale dans le courant du premier semestre 1872 pour de nouveau quitter Paris le 7 juillet, cette fois en compagnie de Verlaine. Commence alors avec son a\u00een\u00e9 une liaison amoureuse et une vie agit\u00e9e \u00e0 Londres, puis \u00e0 Bruxelles.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Arthur Rimbaud, bless\u00e9 en juillet 1873 \u00e0 Bruxelles, tableau de Jef Rosmann.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Cette liaison tumultueuse se termine par ce que la chronique litt\u00e9raire d\u00e9signe sous le nom de \u00ab drame de Bruxelles \u00bb : en juillet 1873, les deux amants sont \u00e0 Londres. Verlaine quitte brusquement Rimbaud, en affirmant vouloir rejoindre sa femme, d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 se tirer une balle dans la t\u00eate si elle n&rsquo;accepte pas. Il r\u00e9side dans un h\u00f4tel bruxellois. Rimbaud le rejoint, persuad\u00e9 que Verlaine n&rsquo;aura pas le courage de mettre fin \u00e0 ses jours. Alors que Rimbaud veut le quitter, Verlaine, ivre, lui tire dessus \u00e0 deux reprises, le blessant l\u00e9g\u00e8rement au poignet. Verlaine est incarc\u00e9r\u00e9 \u00e0 Mons.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Une saison en Enfer et Illuminations<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Rimbaud rejoint la ferme familiale de Roche o\u00f9, d&rsquo;apr\u00e8s le t\u00e9moignage suspect de sa s\u0153ur Isabelle, il aurait \u00e9crit le livre du repentir Une saison en enfer. Cette id\u00e9e d&rsquo;un livre de repentir est de plus en plus confirm\u00e9e comme un contresens, contresens qui permettait \u00e0 Isabelle de laver son fr\u00e8re de toute r\u00e9putation de scandale. En r\u00e9alit\u00e9, la lettre \u00e0 Delahaye de mai 1873, les brouillons d\u00e9tenus par Verlaine, les allusions provocatrices \u00e0 ce dernier dans Vierge folle, la blessure au poignet caus\u00e9e par le coup de feu, le s\u00e9jour forc\u00e9 \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital et le fait que Rimbaud ait pu proposer son livre \u00e0 un \u00e9diteur belge plaident pour un livre essentiellement r\u00e9dig\u00e9 avant le 10 juillet 1873. L&rsquo;hypoth\u00e8se la plus plausible serait que Rimbaud ait remis son manuscrit \u00e0 l&rsquo;imprimeur Poot, la veille de sa sortie de l&rsquo;h\u00f4pital Saint-Jean, la rue aux choux \u00e9tant \u00e0 proximit\u00e9 de celui-ci et le juge t&rsquo;Serstevens ayant d\u00e9clar\u00e9 avoir re\u00e7u une lettre de d\u00e9sistement de Rimbaud lui-m\u00eame, dans son cabinet, ce jour-l\u00e0 19 juillet.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Une saison en Enfer est peut-\u00eatre, comme l&rsquo;a pr\u00e9tendu Verlaine, une \u00ab prodigieuse autobiographie spirituelle \u00bb de Rimbaud. L&rsquo;\u00e9criture chaotique est sans cesse travers\u00e9e par une multiplicit\u00e9 de voix int\u00e9rieures. Le locuteur y crie sa souffrance, son exp\u00e9rience intime : il a compris qu&rsquo;il ne pouvait \u00ab voler le feu \u00bb pour lui seul. Une \u00ab ardente patience \u00bb est indispensable pour que la d\u00e9faite ne soit pas d\u00e9finitive. Mais vouloir oublier \u00ab l&rsquo;Enfer \u00bb, c&rsquo;est trahir l&rsquo;humanit\u00e9. Pourtant, dans la solitude atroce de la Ville, la fatigue \u00e9treint le jeune po\u00e8te.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>R\u00e9guli\u00e8rement aphasique ou travers\u00e9 par des cris de r\u00e9volte contre l&rsquo;\u00c9glise, contre la soci\u00e9t\u00e9 du xixe si\u00e8cle qui enferme l&rsquo;individu, Rimbaud fait part au lecteur de ses \u00e9checs : \u00e9chec amoureux, et l&rsquo;on peut penser \u00e0 sa relation avec Verlaine, mais aussi au fait que pour lui, \u00ab l&rsquo;amour est \u00e0 r\u00e9inventer \u00bb. \u00c9chec aussi de sa d\u00e9marche de Voyant : c&rsquo;est un \u00eatre qui, seul, a voulu se damner pour retrouver le vrai sens de la po\u00e9sie.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les po\u00e8mes \u00e9crits par la suite ne sont pas tous identifi\u00e9s. Il reste des zones d&rsquo;ombre sur ce que Verlaine a appel\u00e9 de superbes fragments10, et qui seront \u00e9dit\u00e9s sous le titre Illuminations. Son parcours s&rsquo;ach\u00e8ve par l&rsquo;irruption de \u00ab la r\u00e9alit\u00e9 rugueuse \u00e0 \u00e9treindre \u00bb. Aussi va-t-il se taire, \u00e0 21 ans, parce qu&rsquo;il a accompli tout ce qui \u00e9tait en son pouvoir, dans le \u00ab d\u00e9sert et la nuit \u00bb qui l&rsquo;entourent. Il sait d\u00e9sormais qu&rsquo;\u00e0 elle seule, la po\u00e9sie ne peut changer la vie si elle n&rsquo;est pas servie par une r\u00e9volution totale o\u00f9 l&rsquo;amour, la libert\u00e9 et la po\u00e9sie se conjuguent au pr\u00e9sent.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Apr\u00e8s un passage en Afrique et en Egypt, il se fait rapatrier, en 1891 car une tumeur au genou droit s&rsquo;est d\u00e9clar\u00e9e. Il doit \u00eatre amput\u00e9 d\u00e8s son arriv\u00e9e \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital de la Conception de Marseille. Le 24 juillet 1891, il d\u00e9barque \u00e0 la gare de Voncq, \u00e0 3 kilom\u00e8tres de Roche, avec sa b\u00e9quille et sa nouvelle jambe de bois. Mais le cancer s&rsquo;\u00e9tend, son bras droit est aussi atteint par une m\u00e9tastase, des n\u00e9vralgies s&rsquo;installent, il repart un mois plus tard, en train, pour aller \u00ab faire une bonne mort \u00bb \u00e0 Marseille. Selon sa s\u0153ur, il aurait retrouv\u00e9 la foi catholique durant cette maladie. Il meurt le 10 novembre 1891, \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 37 ans, dans d&rsquo;atroces souffrances, veill\u00e9 par sa s\u0153ur cadette Isabelle. Sur son lit d&rsquo;agonie, il supplie qu&rsquo;on le fasse \u00ab remonter \u00e0 bord \u00bb pour \u00ab partir pour Suez \u00bb. N\u00e9anmoins, son corps est ramen\u00e9 \u00e0 Charleville, o\u00f9 il est enterr\u00e9 dans la tombe de sa famille maternelle o\u00f9 reposent son grand-p\u00e8re Jean Nicolas Cuif, mort en 1858, et sa s\u0153ur Vitalie morte \u00e0 17 ans en 1875. Sa m\u00e8re, Mme Rimbaud, n\u00e9e Vitalie Cuif, les rejoint en 1907.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Ses compagnons de vie dans la corne de l&rsquo;Afrique et \u00e0 Aden sont \u00e9loquents quant \u00e0 ses talents de commer\u00e7ant, d&rsquo;explorateur et de polyglotte. Ces t\u00e9moignages informent en outre sur la vie priv\u00e9e de Rimbaud \u00e0 Harar, fournissant des d\u00e9tails sur ses diverses aventures avec des femmes africaines, particuli\u00e8rement avec une \u00c9thiopienne \u00ab de grande beaut\u00e9 \u00bb dont une photographie a \u00e9t\u00e9 conserv\u00e9e.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En r\u00e9sum\u00e9, Rimbaud a eu en Afrique et en Asie une \u00ab nouvelle vie \u00bb longue et complexe, que l&rsquo;attitude d\u00e9daigneuse \u2014 et peut-\u00eatre simplement jalouse \u2014 de Verlaine (qui, \u00e0 cette \u00e9poque, \u00e9voque Arthur comme \u00e9tant son \u00ab grand p\u00e9ch\u00e9 radieux \u00bb, dans son po\u00e8me Laeti et Errabundi) n&rsquo;a pas la capacit\u00e9 d&rsquo;annihiler.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>(A voir : Mus\u00e9e Rimbaud \u00e0 Charleville)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>A lire : Arthur RIMBAUD sur Wikipedia<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Arthur Rimbaud (Jean Nicolas Arthur Rimbaud) est un po\u00e8te fran\u00e7ais, n\u00e9 le 20 octobre 1854 \u00e0 Charleville, dans les Ardennes, et mort le 10 novembre 1891 \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital de la Conception \u00e0 Marseille. &nbsp; Lyc\u00e9en brillant et po\u00e8te pr\u00e9coce, Arthur Rimbaud excelle dans les compositions&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":8027,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[60],"tags":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v21.9.1 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>Jean Nicolas Arthur Rimbaud  - Tepaseul<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/jean-nicolas-arthur-rimbaud\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Jean Nicolas Arthur Rimbaud  - Tepaseul\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Arthur Rimbaud (Jean Nicolas Arthur Rimbaud) est un po\u00e8te fran\u00e7ais, n\u00e9 le 20 octobre 1854 \u00e0 Charleville, dans les Ardennes, et mort le 10 novembre 1891 \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital de la Conception \u00e0 Marseille. &nbsp; Lyc\u00e9en brillant et po\u00e8te pr\u00e9coce, Arthur Rimbaud excelle dans les compositions...\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/jean-nicolas-arthur-rimbaud\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Tepaseul\" \/>\n<meta property=\"article:published_time\" content=\"2014-03-30T21:29:14+00:00\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2014-04-07T13:39:55+00:00\" \/>\n<meta property=\"og:image\" content=\"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Arthur-Rimbaud-.jpg\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:width\" content=\"1200\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:height\" content=\"675\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:type\" content=\"image\/jpeg\" \/>\n<meta name=\"author\" content=\"Chantal Rolland\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\/\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"Article\",\"@id\":\"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/jean-nicolas-arthur-rimbaud\/#article\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/jean-nicolas-arthur-rimbaud\/\"},\"author\":{\"name\":\"Chantal Rolland\",\"@id\":\"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/#\/schema\/person\/dd3827dc04f692ff480da4bac4545eeb\"},\"headline\":\"Jean Nicolas Arthur Rimbaud\",\"datePublished\":\"2014-03-30T21:29:14+00:00\",\"dateModified\":\"2014-04-07T13:39:55+00:00\",\"mainEntityOfPage\":{\"@id\":\"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/jean-nicolas-arthur-rimbaud\/\"},\"wordCount\":3444,\"commentCount\":0,\"publisher\":{\"@id\":\"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/#organization\"},\"articleSection\":[\"L\u2019Art et la solitude\"],\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"CommentAction\",\"name\":\"Comment\",\"target\":[\"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/jean-nicolas-arthur-rimbaud\/#respond\"]}]},{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/jean-nicolas-arthur-rimbaud\/\",\"url\":\"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/jean-nicolas-arthur-rimbaud\/\",\"name\":\"Jean Nicolas Arthur Rimbaud - Tepaseul\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/#website\"},\"datePublished\":\"2014-03-30T21:29:14+00:00\",\"dateModified\":\"2014-04-07T13:39:55+00:00\",\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/jean-nicolas-arthur-rimbaud\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/jean-nicolas-arthur-rimbaud\/\"]}]},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/jean-nicolas-arthur-rimbaud\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Home\",\"item\":\"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Jean Nicolas Arthur Rimbaud\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/#website\",\"url\":\"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/\",\"name\":\"Tepaseul\",\"description\":\"Le Magazine des solibattants\",\"publisher\":{\"@id\":\"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/#organization\"},\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":\"required name=search_term_string\"}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"Organization\",\"@id\":\"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/#organization\",\"name\":\"Tepaseul\",\"url\":\"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/\",\"logo\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/#\/schema\/logo\/image\/\",\"url\":\"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/logo_doublev2-noir.png\",\"contentUrl\":\"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/logo_doublev2-noir.png\",\"width\":205,\"height\":51,\"caption\":\"Tepaseul\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/#\/schema\/logo\/image\/\"}},{\"@type\":\"Person\",\"@id\":\"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/#\/schema\/person\/dd3827dc04f692ff480da4bac4545eeb\",\"name\":\"Chantal Rolland\",\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/#\/schema\/person\/image\/\",\"url\":\"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/a67dbe83e155eb41b8bc6c41ebcc8564?s=96&d=mm&r=g\",\"contentUrl\":\"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/a67dbe83e155eb41b8bc6c41ebcc8564?s=96&d=mm&r=g\",\"caption\":\"Chantal Rolland\"},\"url\":\"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/author\/chantal-rolland\/\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Jean Nicolas Arthur Rimbaud  - Tepaseul","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/jean-nicolas-arthur-rimbaud\/","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"Jean Nicolas Arthur Rimbaud  - Tepaseul","og_description":"Arthur Rimbaud (Jean Nicolas Arthur Rimbaud) est un po\u00e8te fran\u00e7ais, n\u00e9 le 20 octobre 1854 \u00e0 Charleville, dans les Ardennes, et mort le 10 novembre 1891 \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital de la Conception \u00e0 Marseille. &nbsp; Lyc\u00e9en brillant et po\u00e8te pr\u00e9coce, Arthur Rimbaud excelle dans les compositions...","og_url":"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/jean-nicolas-arthur-rimbaud\/","og_site_name":"Tepaseul","article_published_time":"2014-03-30T21:29:14+00:00","article_modified_time":"2014-04-07T13:39:55+00:00","og_image":[{"width":1200,"height":675,"url":"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Arthur-Rimbaud-.jpg","type":"image\/jpeg"}],"author":"Chantal Rolland","schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"Article","@id":"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/jean-nicolas-arthur-rimbaud\/#article","isPartOf":{"@id":"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/jean-nicolas-arthur-rimbaud\/"},"author":{"name":"Chantal Rolland","@id":"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/#\/schema\/person\/dd3827dc04f692ff480da4bac4545eeb"},"headline":"Jean Nicolas Arthur Rimbaud","datePublished":"2014-03-30T21:29:14+00:00","dateModified":"2014-04-07T13:39:55+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/jean-nicolas-arthur-rimbaud\/"},"wordCount":3444,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/#organization"},"articleSection":["L\u2019Art et la solitude"],"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"CommentAction","name":"Comment","target":["https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/jean-nicolas-arthur-rimbaud\/#respond"]}]},{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/jean-nicolas-arthur-rimbaud\/","url":"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/jean-nicolas-arthur-rimbaud\/","name":"Jean Nicolas Arthur Rimbaud - Tepaseul","isPartOf":{"@id":"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/#website"},"datePublished":"2014-03-30T21:29:14+00:00","dateModified":"2014-04-07T13:39:55+00:00","breadcrumb":{"@id":"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/jean-nicolas-arthur-rimbaud\/#breadcrumb"},"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/jean-nicolas-arthur-rimbaud\/"]}]},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/jean-nicolas-arthur-rimbaud\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Home","item":"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"Jean Nicolas Arthur Rimbaud"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/#website","url":"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/","name":"Tepaseul","description":"Le Magazine des solibattants","publisher":{"@id":"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/#organization"},"potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/?s={search_term_string}"},"query-input":"required name=search_term_string"}],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"Organization","@id":"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/#organization","name":"Tepaseul","url":"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/","logo":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/#\/schema\/logo\/image\/","url":"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/logo_doublev2-noir.png","contentUrl":"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/logo_doublev2-noir.png","width":205,"height":51,"caption":"Tepaseul"},"image":{"@id":"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/#\/schema\/logo\/image\/"}},{"@type":"Person","@id":"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/#\/schema\/person\/dd3827dc04f692ff480da4bac4545eeb","name":"Chantal Rolland","image":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/#\/schema\/person\/image\/","url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/a67dbe83e155eb41b8bc6c41ebcc8564?s=96&d=mm&r=g","contentUrl":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/a67dbe83e155eb41b8bc6c41ebcc8564?s=96&d=mm&r=g","caption":"Chantal Rolland"},"url":"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/author\/chantal-rolland\/"}]}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8026"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=8026"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8026\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/wp-json\/wp\/v2\/media\/8027"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8026"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=8026"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tepaseul-magazine.fr\/accueil\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=8026"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}