LA FORCE DE LA CONFIANCE EN SOI
L’IMAGE DE SOI
Se réconcilier avec son image
Tous les êtres humains veulent aimer et être aimés. Mais combien ont compris que cet élan amoureux a pour origine l’Amour et la Connaissance de soi même ? On sait que pour savoir aimer les autres, il faut commencer par s’aimer soi même. Mais comment en arriver là quand une foule d’obstacles accumulés depuis la naissance (et même avant diront certains…) font blocages à cet Amour impossible ? Vous connaissez la formidable formule du grec Socrate « connais toi toi-même » ?
Très peu de personnes ont eu la chance de vivre dès leurs premiers jours une vie pleine d’Amour, de reconnaissance, de victoires, sans peurs, sans aucun blocage, bref, tout ce qui est indispensable à la fabrication d’un être qui pourrait suffisamment s’aimer pour aimer les autres. D’où ce manque de confiance qui peut trop souvent lui gâcher la vie.
Mais, essayons de voir comment remédier, d’une façon, certes moins profonde et plus superficielle qu’une psychothérapie mais qui peut, par moment, avoir son importance dans certaines conditions de la vie….
Changer, c’est à la fois simple et très compliqué. Pour réussir son changement de l’image de soi, sans en sortir déprimé, il faut surtout bien en mesurer les obstacles. Stéphane SZERMAN, dans son livre « LE GUIDE DU BIEN ETRE chez ROBERT LAFFONT » nous explique : « il y a les obstacles intérieurs qui dépendent de nous, de nos idées, de nos pensées et de nos comportements créant alors des pensées négatives (on ne m’aime pas, je ne saurai pas faire, je ne vaux rien etc… qui font obstacle au changement). Puis, il y a les obstacles extérieurs qui viennent des personnes de l’entourage qui n’apportent à celui qui veut changer que des paroles négatives et allant à l’encontre de ce changement ». Ce qui fait qu’au bout de compte, la personne finit par croire son entourage et ne croit qu’en l’image qui lui est projetée par celui-ci.
Quand on a pris conscience de ces éventuels « freins », quand on a identifié étape par étape ces blocages, on parvient à se connaître, à s’accepter comme on est et surtout, on prend confiance en soi. Pour en arriver là, il faut se fixer des objectifs (leurs réussites renforcent cette confiance en soi). L’absence d’objectifs génère des sentiments de dévalorisation, d’angoisse, de frustration et de culpabilité. Des règles simples conduisent au succès. Le succès, à l’estime de soi, à la progression dans son travail, à mieux s’exprimer en public, et enfin, à l’épanouissement personnel.
Mais, prenons des exemples au travers des questions qui nous ont été posées par nos lectrices.
Cas N°1 :
Marie Josée se sent seule, mal aimée et angoissée dès que le dimanche soir arrive. Elle a du mal à affronter ce début de semaine car une grande timidité la gêne pour aborder ses collègues dans son entreprise. Elle ne se sent bien que dans son appartement, loin de tout le monde, bien que cette solitude pèse sur son moral. Elle voudrait avoir des amies mais ne sait comment s’y prendre. Tout la paralyse. Au travail l’angoisse se fait plus forte encore. Elle craint son chef supérieur, n’ose pas parler à ses collègues, les sent bien supérieures à elle et reste dans son coin, seule, comme toujours.
Dans ce cas précis, l’angoisse de Marie Josée n’est que la conséquence de son manque de confiance en elle. Elle se sent mal en société, ne va pas vers les autres, ne se met jamais en avant dans un groupe de travail etc… par peur du regard des autres. En agissant ainsi, elle ne pourra jamais avoir d’amis ou de relations, elle refusera les mains qui se tendent vers elle et elle sera toujours très seule.
Cette solitude sera de plus en plus lourde à porter et de plus en plus difficile à combattre. Si elle en est là aujourd’hui, c’est par rapport à une éducation, à un caractère non compris dans l’enfance, à une accumulation d’échecs, à une sous estime d’elle même, à une honte de sa personne, bref à tout ce qui a été démontré plus haut et qui l’atteint profondément comme pour des milliers de personnes.
Que doit-elle faire ?
Elle doit se lancer des objectifs et essayer d’atteindre les buts qu’elle se donne. Par exemple, un lundi, elle se lance le défi qu’avant la fin de la semaine, elle réussira à aller parler à ce groupe de collègues qui s’ammuse bien le midi à telle table. Malgrè la peur, la crainte, le cœur qui bat trop fort et trop vite, elle se poussera jusqu’à la réalisation de son objectif. Et si le vendredi, elle a réussi, elle sera fière d’elle elle se sentira mieux et petit à petit, elle prendra plaisir à se lancer des objectifs. Plus elle s’en lancera, plus elle reprendra confiance en elle et plus elle ira vers les autres plus facilement. Elle se fera des amis et sortira de plus en plus. Ainsi, au fil du temps, ce plaisir se transformera en une confiance en elle qui lui permettra de se réaliser et qui lui apportera le bonheur.
Cas N°2
Josette a grossi depuis ses grossesses et ne supporte plus l’image que lui renvoie son miroir. Elle n’a plus envie d’être la femme coquette qu’elle était et préfère se cacher du regard des autres dans des vêtements bien trop grands pour elle. Elle est mal dans sa tête, ne s’aime pas et grignotte sans cesse dans la journée pour combler ce manque d’amour de la part des autres dont elle se croit victime.
Dans ce cas très courant, Josette ne s’aime pas car elle ne peut accepter une image qui n’est plus celle qu’elle a connue jusqu’à sa grossesse. Cette image, n’est pas forcément celle qu’elle voit dans le miroir mais surtout celle qu’elle voit plus avec sa tête qu’avec ses yeux. Elle se l’est créée dans sa tête , soit au travers de traumatismes psychologiques de l’enfance, soit à cause d’un corps qui n’est plus l’image extérieure qu’elle avait d’elle. Pour s’accepter et changer, elle doit comprendre ce qui s’est passé dans son corps et dans sa tête. Elle doit finir par « aimer » cette nouvelle enveloppe. Il faut dire qu’au travers des médias, une seule image est donnée : la femme doit être grande, mince, heureuse, joyeuse, belle et très courtisée par le people. Pour madame « tout le monde », ce modèle ne peut être le reflet de la réalité. C’est, malheureusement, à cause de ces images erronnées de la vie que la majorité des personnes un peu enveloppées se sentent « hors normes » et culpabilisent par rapport à un corps qui n’appartient pas à l’image sociale. Mais si on prend conscience que parmi ces « vedettes préfabriquées » il se cache des moments difficiles et douloureux qui freinent leur vie et surtout leur bonheur, beaucoup de jeunes filles n’auraient plus envie de se priver de nourriture et beaucoup de personnes finiraient par comprendre leur bonheur d’être ce quelles sont. Si Josette apprend à connaître son corps et à l’aimer au travers de l’amour qui est en elle, elle aura gagné la bataille.
Si, malgrè tout, la souffrance est là et résiste à toute prise de conscience, il existe, pour aider l’aspect extérieur du personnage, des nutritionnistes qui l’aideront à retrouver une silhouette plus harmonieuse et leurs conseils judicieux seront une possibilité supplémentaire de s’aimer encore plus et d’être fière d’arriver au résultat escompté. Un point de plus pour se dépasser et finir par être « fière »et aller vers la « confiance en soi ».
On peut, aussi, rencontrer des spécialistes du relooking qui apportent des conseils très judicieux sur la façon de s’habiller, de se coiffer, de se maquiller, de marcher etc…Quelques séances sont un plus pour les personnes qui ambitionnent un travail de représentation en société.
Cas N°3
Claude se sent seule et incomprise par son entourage . Elle se dit bonne à rien, incapable de réussir, certainement pas très intelligente. Et pourtant, elle a tout pour être heureuse dans la vie mais depuis qu’elle travaille dans cet établissement et que son chef la harcèle constamment, elle sombre. Celui-ci ne passe pas une semaine sans la convoquer pour lui démontrer ses erreurs, l’accabler d’incompétence, lui infliger des sanctions la mettant de plus en plus en état d’échec…
Il faut savoir que certaines personnes, au cours de leur vie scolaire ou professionnelle, rencontrent des échecs avec des personnes qui prennent un malin plaisir à les bafouer (personnes qui sont, elle mêmes mal dans leur peau…). Cet état de « mise en échec » les affaiblit, les mettent en état d’infériorité et leur fait perdre confiance en eux.
Que faire ?
Dans de telles circonstances, il faut, dans la mesure du possible, ne pas se considérer comme perdant mais accepter l’erreur et s’en servir pour progresser en se rappelant que c’est très souvent au travers d’échecs qu’on grandit. Si vous arrivez à minimiser les obstacles de votre vie en prenant un peu de recul par rapport aux situations rencontrées sur votre chemin, vous vous éloignerez des traumatismes qui pourraient vous faire perdre confiance en vous.
C’est pourquoi il est bon de travailler souvent sur soi en prenant conscience de nos valeurs et en se protégeant de tout ce qui peut nous atteindre négativement.
Notre image est quelque chose de précieux qui nous appartient et que nous ne devons pas laisser détruire par l’extérieur. Quand on comprend cela et qu’on a suffisemment de force pour mettre en pratique (il faut travailler, la plupart du temps, ça ne vient pas tout seul), on finit par « se dépasser » et par avoir cette estime de soi qui nous permet de réussir.
Conclusion
Quand la confiance en soi est bien présente, l’image se trouve valorisée, on ose beaucoup de choses, on aime entendre sa voix, donc parler en public car on sait que ce que l’on va dire sera intéressant, on aime aller vers les autres car on se sent apprécié, bref, on connaît sa propre valeur et on s’en sert pour avancer dans la vie….
ENCARTS
Comment retrouver l’Amour de Soi ?
Plus nous acceptons ce que nous sommes, plus il est possible de nous aimer. L’Amour de Soi vient du plus profond de nous mêmes et non pas de l’extérieur.
L’image qu’une personne a d’elle même a été conditionnée soit par son entourage proche (parents, enseignants ou toute autorité qui aura influencé sa vie (ce sont les conditionnements extérieurs), soit par des croyances bâties de l’intérieur , des conclusions jugées traumatisantes par leur psychée qui ont été, au début conscientes et ont fini par se trouver dans leur inconscient tout en continuant à les influencer sur leur image (ce sont les conditionnements intérieurs)
C’est en « abattant » ces « murs » que l’individu finit par prendre conscience qu’il peut s’aimer tel qu’il est avec ses zones d’ombre et de lumière, il se retrouvera sur la voie du bien être et de son Amour avec lui même et aura de lui l’image qui l’aidera à avancer sur le chemin du bonheur.
Chantal ROLLAND
A lire pour comprendre et transformer l’image de soi :
MIEUX VIVRE mode d’emploi sous la Direction de Sylvie ANGEL aux éditions LAROUSSE- PSYCHOLOGIES MAGAZINE (en collaboration avec une équipe de spécialistes renommés).
LE GUIDE DU BIEN ETRE de Stéphane SZERMAN aux Editions Réponses ROBERT LAFFONT dans lequel vous trouverez des tests pour évaluer votre estime de vous mêmes.