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A LA RENCONTRE DE…MARC VALLEE

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Interview de Marc Vallée

Fondateur des éditions Ariane

La rédaction Tépaseul: Les éditions Ariane publient des ouvrages spirituels d’éveil de conscience depuis 1983. On leur doit entre autres la publication du très populaire « Conversations avec Dieu » de Neale Donald Walsh ainsi que « Le pouvoir du moment présent » d’Eckart Tollé, pour ne citer qu’eux. 

Pouvez-vous s’il vous plaît nous parler de la genèse de votre maison d’édition ? 

Avez-vous toujours été attiré par la spiritualité?

Marc Vallée : Oui, tout jeune, vers 16, 17 ans, je me posais en effet déjà des questions existentielles. Je lisais quelques ouvrages qui m’offraient des pistes de réflexion spirituelles. Un jour, l’un d’entre eux, « Le matin des magiciens » de Pauwels et Bergier a eu l’effet d’un détonateur. En particulier, j’y ai découvert Gurdjieff et son enseignement sur la conscience. Je me souviens à l’époque d’avoir été sensible à son comparatif avec un automobiliste qui peut conduire sa voiture par automatisme, en ayant les bons réflexes, mais sans fixer son attention sur le fait de conduire ni sans être particulièrement attentif. Un être peut de la même façon vivre sa vie en pilotage automatique, sans y porter plus d’attention ni de conscience. Le propos de Gurdjieff que la vie ne devient réelle que lorsque nous sommes devenus des êtres conscients a initié ma quête spirituelle.

Plus tard, je me suis intéressé aux messages reçus par channeling sur l’histoire de nos civilisations anciennes. Je m’intéressais beaucoup aux philosophies, aux questions sur la vie, la mort. À l’époque, en Écosse, il existait la fondation Findhorn, une communauté spirituelle qui communiquait avec les esprits de la nature d’une telle façon que ses membres pouvaient recevoir des conseils très pratiques, et cela m’interpelait beaucoup aussi. Cette communauté était engagée dans un processus d’expansion évolutive de la conscience. Leurs messages ainsi que ceux reçus par plusieurs autres groupes ou individus offraient une vision du potentiel de l’humanité qui m’a beaucoup inspiré et j’ai eu envie moi aussi de contribuer à cette vision en créant une maison d’éditions qui répandrait des messages d’éveil, en accord avec l’ouverture naissante des mentalités. Je comprenais qu’il existait une guidance précieuse à l’intérieur de soi, à laquelle on pouvait se référer à chaque instant, ainsi qu’à la guidance d’êtres hautement évolués, chose que beaucoup de personnes ignoraient. Je comptais le faire savoir en sélectionnant des ouvrages capitaux. C’était un moyen nouveau d’interagir avec soi-même, les autres et notre environnement, dans un climat d’ouverture, de compréhension et d’amour noble. 

C’était ma manière à moi de dire à chacun de nos lecteurs « T’es pas seul »…

LRT : Ariane éditions a donc vu le jour très rapidement ?

MV : Oui, j’avais vingt-sept ans. Au départ, la distribution était très artisanale. J’apportais moi-même les livres aux libraires. Notre premier ouvrage a été rapidement un vrai succès. Il s’intitulait « Enseignement nouveau à l’humanité qui s’éveille ». Ce qui prouvait bien qu’un vaste public s’intéressait à ces questions et ne demandait qu’à s’en abreuver.

LRT : Et pourquoi le nom Ariane ?

MV : Ariane éprise de Thésée dans le mythe du même nom, lui a offert un fil pour l’aider à trouver la sortie du labyrinthe dans lequel il était enfermé pour combattre le Minotaure. Le fil d’Ariane est donc le fil précieux de la Connaissance qui nous aide à sortir des méandres du matérialisme – nous guidant vers un magnifique potentiel. 

LRT : Estimez-vous avoir fait partie de la vague New Age de cette époque là, pourtant très décriée aujourd’hui ?

MV : Bien malgré moi, sans doute ! Notre maison d’édition revendiquait éditer des ouvrages sur « L’Émergence d’un Nouveau Monde » pour parler de ce monde appréhendé avec une nouvelle conscience. Nous l’avions même fait inscrire sur notre enseigne. Le terme s’est très vite répandu, issu des milieux d’avant-garde de la Californie. Puis il est devenu ce « new Age » dont vous parlez, avec hélas ses dérives et ses limites. Certaines organisations sectaires s’y sont engouffrées, contribuant sans doute à générer l’amalgame entre le New-Age et les sectes de façon globale. Il est très facile en effet de faire des assimilations malheureuses quand on s’inspire par exemple de l’ordre du Temple solaire et de son suicide collectif… Imaginez un peu : persuadés de devoir mourir pour se réincarner sur Sirius, ils se sont donné la mort. La quête véritable révèle en fait la faculté que nous avons de projeter notre conscience au-delà du corps physique, voire au-delà de notre planète. Aucun suicide n’est nécessaire. Si on se sent limité par son véhicule physique, c’est qu’on n’a pas pris la mesure du pouvoir de sa conscience. Si on l’ignore, c’est qu’il nous reste un chemin à parcourir. On ne peut alors décemment pas réduire à ces communautés isolées la notion même de spiritualité.

LRT : Vous avez donc très naturellement gagné vos lettres de noblesse dans l’édition spirituelle.

MV : Disons que nous ne nous sommes pas contentés de publier que des témoignages de channeling, nous nous sommes aussi tournés vers la science et la physique quantique pour ouvrir de nouveaux champs de perception de la conscience et son impact sur notre réalité. 

En fait, la science, en particulier du côté de la physique quantique, par sa compréhension nouvelle des influences de la pensée sur les particules subatomiques, donc sur notre réalité, est maintenant un allié pour mieux comprendre les champs potentiels de la conscience.En 2012, nous avons inauguré l’événement « Science et conscience » qui a rassemblé plus de 1500 personnes au zénith de Toulouse en mai 2012. C’est dire le succès de ce champ d’investigation.

LRT : Constatez-vous une différence de perception entre les canadiens et les français sur la spiritualité que vous divulguez ?

MV : Au Canada, le lectorat fait plus facilement la distinction entre la notion de spiritualité, faisant référence aux enseignements premiers des grands Maîtres et, d’autre part, ce que les hommes ont fait de ces enseignements, c’est-à-dire les religions. En France, le terme spiritualité s été dénaturé au point de changer complètement son sens pour le ramener à quelque chose de sectaire. A ce titre, tout ce qui sort du contexte religieux est hélas très rapidement suspect. D’où les assimilations faciles et rapides. Il est important aussi de savoir qu’Ariane Editions est en France une maison d’édition étrangère qui a connu de nombreux bestsellers ! Nous avons donc ici un public fidèle et en phase avec notre ligne éditoriale et nous en sommes très heureux.

LRT : Il est très difficile je suppose, de faire un distinguo entre votre vie professionnelle et votre évolution spirituelle, tant les deux sont étroitement liés. 

MV : Oui, en effet, j’ai évolué au fil de mes découvertes et de mes rencontres via Ariane éditions. Bien sûr, mes auteurs m’ont permis d’accéder à des informations particulièrement riches de sens. Ainsi, je me suis familiarisé avec la notion de méditation, de fréquences et des plans multidimensionnels de la conscience. J’ai aussi beaucoup voyagé, parfois dans des endroits assez exotiques comme le désert de Gobie en Mongolie en compagnie d’auteur comme Pierre Lessard., qui canalise les enseignements du maître St-Germain. Un type de voyage vraiment initiatique à plusieurs égards.

J’ai en effet souvent eu le grand plaisir d’expérimenter personnellement les diverses méthodes diffusées dans nos ouvrages en compagnie de leurs auteurs. Un cheminement personnel ne se fait pas qu’en théorie, il nécessite beaucoup de pratique. Et quand on est encadré des meilleurs enseignants, c’est un privilège inestimable. Certes, le retour dans le quotidien nécessite chaque fois un temps de réadaptation, mais une fois qu’on est en cheminement, rien ni personne ne peut nous en détourner.

LRT : Parlons de votre dernier ouvrage fiction addictif, co-écrit avec Rosanna Narducci, « Mémoires d’Orion », qu’à la rédaction de Tépaseul nous avons dévoré ! Il y est question du grand conflit entre les forces involutives et évolutives, dont l’origine se situe dans le système solaire d’Orion…

MV : Oui, Rosanna Narducci a canalisé le maître Christ’al Chaya, une haute conscience évoluée d’Orion. Ainsi, à partir des grandes lignes de l’histoire canalisées par Rosanna j’ai écrit le livre en recevant moi-même des portions additionnelles ou complémentaires. Par exemple, il m’arrivait de visualiser des paysages sur différentes planètes ou des scènes dans les halls des instances gouvernementales ou dans les grands Temples sur Mintaka. Fait cocasse, lorsque je me suis relu après avoir écrit les 7 premiers chapitres, je suis même resté étonné par certains passages – comme s’ils avaient été écrit par une autre personne. A un moment donné, j’ai ressenti une volonté souhaitant que le livre s’adresse directement au lecteur. Le bouquin devenant ainsi interactif. Cette histoire explique à quel point nos choix personnels sont cruciaux non seulement pour nous et notre humanité, mais aussi comment ils affectent des ensembles de vies plus vastes. Notre planète est au cœur d’influences involutives et évolutives. Mémoires d’Orion nous apprend que notre évolution est fort significative et cela est de toute beauté.

L’ouvrage aborde aussi le grand thème du Féminin sacré – plus à même de ressentir et de s’aligner sur le véritable sens de la vie, cette unité sous-jacente. Au final, tout est ramener au travail intérieur de chacun. En cultivant une harmonie personnelle, on devient chacun une plus-value précieuse de l’humanité.

LRT : Cet ouvrage appelle une adaptation cinématographique évidente !

MV : Oui, en effet, il ferait l’objet d’une fresque cinématographique idéale, j’en suis conscient !

LRT : Vos éditions sont visiblement bien plus qu’une maison d’édition. Elles sont aussi un levier de transmission autour de conférences, interviews en ligne et projets de « cités oasis », éco-villages dont vous expliquez le principe dans votre ouvrage « Émergence d’un nouveau monde ». À quand Ariane TV en ligne ?

MV : Le projet est à l’étude : notre public évolue et il est essentiel de nous adapter à lui. Les informations doivent passer par un nouveau mode de transmission, de façon concise, claire et efficace via les réseaux sociaux et autres TV en ligne. Notre équipe y travaille activement. Nous n’avons pas fini de nous renouveler !

LRT : Si vous deviez dessiner un symbole pour résumer vos compréhensions sur le sens de l’existence, lequel serait-il ?

MV : J’affectionne le symbole des deux triangles juxtaposés l’un sur l’autre pour former un losange. Ils représentent l’accès à un portail majeur pour un changement de conscience à l’échelle de l’humanité. 

Sinon, le logo de notre maison d’éditions ! Un triangle qui représente notre dimension 3D dans un cercle qui incarne notre conscience illimitée. Nous sommes avant tout des consciences incarnées dans un véhicule physique et il est possible de dépasser ce véhicule pour accéder à d’autres réalités. Les éditions Ariane s’attèlent à le faire comprendre et au vu des changements massifs des consciences autour de nous, cette maison a matière à nourrir spirituellement encore longtemps son lectorat, à ma plus grande satisfaction !

Une interview de Karine MICARD

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