Magazine

CES GESTES QUI NOUS TRAHISSENT

  |   Savoir communiquer   |   Pas de commentaire

Pour réussir ses entretiens, il ne suffit d’être bien habillé. Il faut aussi faire attention à sa gestuelle car nos gestes nous trahissent :

 

Expression directe de notre inconscient, nos gestes nous échappent. Les GPM (gestes, postures et mimiques) de votre interlocuteur le dévoilent. En les décodant vous pouvez infléchir un entretien mal engagé ou faciliter les échanges. Par exemple, si le contact est tendu, ouvrir les bras peut suffire à détendre l’atmosphère. Implicitement, vous envoyez un message d’ouverture.
Pour gagner du temps
C’est sans doute là l’un des avantages les plus précieux de cette méthode, gagner du temps. « Une fois que l’on a appris à détecter les gestes significatifs, les relations vouées à l’échec se repèrent facilement » conclut le psychologue. Rien de tel pour ne pas se disperser et investir son énergie dans les relations plus constructives.
Pour ne citer qu’un exemple parmi des centaines, « lors d’un entretien avec un éditeur se souvient Joseph Messinger, j’avais les chevilles croisées sous ma chaise, la droite verrouillait la gauche. Signe d’une rigidité, d’une réticence. Même si la conversation était agréable et cordiale, j’étais sur mes gardes. Le courant ne passait pas. » Effectivement, l’éditeur n’a jamais donné suite.
Le conseil du coach
Ces gestes qui nous trahissent…
Il contrôle avant tout ses mots, éventuellement les mimiques de son visage. Mais nous ne pouvons pas tout contrôler ! Parfois, un hochement de tête, une main agacée contredit le discours. Travaux pratiques de décodage…
1. Les bras croisés

 

C’est l’un des « refrains gestuels invariables » les plus courants. Faites l’expérience, vous croisez toujours les bras de la même façon. Soit votre bras droit domine le gauche, soit l’inverse, mais il y a fort peu de chances pour que vous croisiez les bras des deux façons.
« Nous avons tous un bras dominant (celui qui couvre l’autre) explique Joseph Messinger, et celui-ci traduit notre manière d’être. »
Voici quelques astuces mais attention, si vous êtes gaucher, vous devez inverser les significations :

 

Par exemple :
Pour un droitier :

– Bras gauche dominant = défensif

– Bras droit dominant = offensif

Pour un Gaucher :

– Bras gauche dominant = offensif

– Bras droit dominant = défensif

 

Il est offensif si son bras droit domine le gauche et défensif si le gauche domine le droit. Qu’est-ce que cela signifie ?

 

L’offensif a besoin d’avoir confiance en lui pour qu’on reconnaisse sa valeur ; le défensif a besoin qu’on l’estime pour alimenter sa confiance en soi.

On ne s’adresse donc pas de la même manière à un offensif qu’à un défensif.
Le conseil du coach :
Si vous êtes vous-même offensif, face à un autre offensif, mieux vaut prendre du recul (risque de conflit). Evitez les attitudes barrière (bras croisés, jambes croisées, doigts croisés).
2. Les doigts croisés en tricot :

Lorsque vous croisez les deux mains, invariablement un de vos pouces domine.
• Le pouce gauche : mode affectif

Les émotions dominent la raison. Il croit que ce qu’il ressent est vrai.
• Le pouce droit : mode cognitif (rationnel)

La raison domine l’émotion. Il croit que ce qu’il voit est vrai.
Il existe une dizaine de refrains gestuels basiques qui permettent de situer la plupart des composantes essentielles de la personnalité (factorielle de 10).
3. Les mains dynamiques :
Le ballet des mains de certains orateurs fascine. C’est une forme de sous-titrage du discours. Et là encore, nous pouvons y déceler une préférence comportementale. Décryptage de ce langage fugace.
De quelle main votre interlocuteur se sert-il pour illustrer ses propos ?

 

* Main gauche : ses émotions le subvertissent, c’est un affectif qui se fonde sur son intuition.

* Main droite : la raison domine, il communique sur le mode cognitif.

* Les deux mains en action : c’est un pédagogue, il aime expliquer dans le détail ses propos.

* Il utilise alternativement l’une ou l’autre main : cette gymnastique reflète une véritable souplesse intellectuelle. Votre contact est ouvert à l’échange, il écoute les différents points de vue, les comprend.
Il y a ce que l’on vous dit et puis il y a ce que l’on vous montre. Apprenez à décoder les gestes contradictoires.
4. Le regard fuyant :
C’est un adage bien connu, méfie-toi de celui qui ne te regarde pas dans les yeux. Le regard orienté en bas à gauche ou en bas à droite, votre interlocuteur n’est pas à l’aise.
Attention !
Ses yeux vont simultanément de gauche à droite ? Votre interlocuteur n’est pas forcément en train de simuler. Cette alternance traduit la confusion mentale. Votre propos le déstabilise, comme un étudiant en situation d’examen, un acteur en pleine crise de trac, il hésite, il ne sait comment vous répondre.

 

Le conseil du coach :
Pour l’aider à reprendre ses esprits, demandez simplement si vous avez été clair. Privilégiez les gestes d’ouverture et d’empathie, mains ouvertes, paumes vers le ciel. Il pourra exprimer son malaise. Le malentendu s’estompera.
5. La bouche masquée :
La main devant la bouche. Votre interlocuteur s’empêche littéralement de parler. Sans doute se refuse-t-il à formuler des objections, soit pour éviter de perdre du temps ou par politesse.

 

6. Les mains cachées :
Si nos mains soulignent et servent souvent notre communication verbale, elles peuvent également nous trahir. Celui qui cache ses mains sous la table ne dit pas ce qu’il pense ou ne pense pas ce qu’il dit.

 

Le conseil du coach :
En prenant une légère distance vis-à-vis de votre interlocuteur, dos collé au fauteuil et en ménageant un temps de pause, vous pourrez peut-être obtenir qu’il sorte de sa « cachette ».
Votre interlocuteur est-il d’accord avec ce que vous dites ?
De nombreux signes permettent de comprendre rapidement si ce que vous dites emporte l’adhésion. Les détecter constitue un atout pour mieux présenter un projet ou vendre une proposition à un nouveau client ou un prospect.

7. Les avant-bras posés à plat sur la table qui vous séparent :

Dans une attitude d’écoute attentive, votre interlocuteur est ouvert au dialogue. Il a l’esprit d’entreprise et une curiosité toute positive l’anime. Il veut en savoir plus.
8. Le cadrage gestuel :

Typique de l’ouverture d’esprit, votre contact est une fois encore en position d’écoute attentive. Il est intéressé.
Le conseil du coach :

C’est le moment d’enchaîner sur vos meilleurs arguments, vous avez « la main », tachez de la garder jusqu’à la conclusion.
9. Les pupilles dilatées :

Elles traduisent l’enthousiasme, l’excitation.
La dilatation des pupilles vaut approbation dans tous les cas de figure. Elle indique que le système dopaminergique (le plaisir) est de la partie.
10. Les jambes croisées :

Ce croisement, commandé par le cerveau limbique, donc par le siège des émotions est un véritable baromètre de vos humeurs.
Chez un homme :
• Jambe droite croisée sur la gauche : en sympathie avec l’interlocuteur.

• Jambe gauche sur la droite : position répulsive, indique un recul ou un retrait
Chez une femme :

• Jambe gauche croisée sur la droite : position attractive, indique une sympathie

• Jambe droite sur la gauche : position répulsive

 

11. Jambe à l’équerre, une main verrouille la cheville

Réellement inconfortable, cette posture traduit une forme de stress. Celui qui adopte cette position n’est plus maître de la situation. Par exemple, le fil de la discussion lui échappe.

 

12. Lorsque la tête prend le relais des mains :

Un signe manifeste de forte contrariété. Le cou tendu vers l’avant, le menton rentré, attention au combat de gladiateur. La tête penchée en arrière, les yeux au ciel : l’exaspération ou le découragement ne sont pas loin.

 

 

A LIRE :

• Ces gestes qui vous trahissent, de Joseph Messinger, aux Éditions FIRST

• Conseils du coach : comment s’adapter plus harmonieusement à votre entourage personnel et professionnel ?

Pas de commentaires

Ajouter un commentaire

 

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.