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Être solitaire

  |   Un grand moment de solitude   |   Pas de commentaire

Être solitaire, c’est réaliser ou désirer une existence indépendante de l’existence d’autrui. Dans la mesure où la vie commune des hommes est intrinsèquement constituée par la compagnie et le commerce avec autrui, le désir de solitude semble en dehors des normes qui régissent les relations humaines. En effet puisque nous avons besoin d’autrui pour vivre, le désir de solitude peut nous apparaître comme la démesure orgueilleuse de celui qui se croit l’auteur de sa propre origine. Ainsi désirer la solitude serait imputable à une illusion résultant d’une mauvaise perspective sur soi et sur les autres : le solitaire croit qu’il n’a pas besoin d’autrui et se croit seul au monde lorsque toute son existence est conditionnée par l’existence d’autrui. Cependant on peut se demander si être solitaire se définit par une perspective illusoire sur soi. Car s’il est vrai que les hommes ne survivent qu’en société, il n’en reste pas moins que, du point de vue de l’existence, chaque homme vit dans la solitude irréductible de son être délimité par l’anticipation de la mort. Aussi si l’existence humaine est une existence essentiellement caractérisée par la solitude, le désir de solitude pourrait se comprendre comme le désir d’une existence authentique, c’est-à-dire conforme à ce qu’elle est. Nous sommes dès lors confrontés à ce problème : le désir de solitude doit-il être considéré comme le désir illusoire de s’arracher à la vie commune au risque de se perdre soi-même ou l’exigence d’un rapport authentique de soi à soi ? Et dans ce cas le désir de ce rapport de soi à soi est-il empêché ou plutôt favorisé par le commerce avec autrui ?

 

* I Etre solitaire, c’est se séparer volontairement de la vie ordinaire des hommes.

 

* II Etre solitaire, c’est rechercher un rapport authentique à soi.

 

Mais cela peut-il être accompli en solitaire ou la pensée ne serait-elle pas nécessairement une activité collective ? En effet ne doit-on pas considérer que la pensée est le fruit de l’évaluation des réflexions du passé ? Tout d’abord, on s’attachera à montrer que la pensée est avant tout individuelle et solitaire. Puis, nous verrons que si elle est une activité solitaire, le « penseur » n’en demeure pas moins rattaché à la société dans laquelle il vit, et qu’en cela, la pensée a besoin de la communauté pour exister. Enfin, nous verrons en quoi la pensée, sous l’apparence d’une activité solitaire, est ce qui relie les hommes dans leur diversité (…)

L’enseignement sur la meilleure façon de vivre seul

 

Observer la vie profondément, voir clairement tout ce qui est, sans s’y attacher. Pratiquer le lâcher-prise et vivre ainsi dans la paix et la joie, c’est cela vivre seul.

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