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PSYCHOLOGIE : LA SOLITUDE DE L’ENFANT

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La solitude de l’enfant

Un enfant solitaire n’est pas forcément un enfant malheureux, certains enfants n’aiment pas l’agitation et les groupes, c’est leur tempérament il est important de respecter cela sans trop insister. Si l’enfant ne se plaint pas, si sa solitude n’est pas subie mais choisie rien « d’anormal ».

A chaque Age ses plaisirs et sa façon de s’affirmer et de rentrer en contact avec les autres.

On peut se sentir seul tout en étant entourés. Le sentiment d’appartenance est important chez l’enfant et plus encore chez l’adolescent qui peuvent avoir besoin pour sa  construction identitaire de se confronter  cela peut se faire à travers des groupes d’appartenance tel que la musique,  le sport et les loisirs. Face aux situations nouvelles qui intimident l’enfant on peut l’encourager et lui dire « vas-y même si tu ne réussis pas ce n’est pas grave l’important c’est d’essayer ».

Certains enfants et adolescents n’ont pas de véritables centres d’intérêt et peuvent se sentir seuls et s’isoler,  L’enfant ressent alors une absence en lui, absence de modèle qui peut faire souffrir.

Certains enfants redoutent le regard des autres camarades, d’être jugés par leurs pairs et rejetés, d’où l’intérêt de toujours encourager et valoriser l’enfant et le soutenir dans ses efforts pour aller vers les autres.

Certains parents ont du mal à laisser leur enfant se détacher ou au contraire le précipitent trop vite vers l’extérieur, d’où un manque cruel d’assurance. Les parents oublient trop souvent que l’intégration de l’enfant dans le groupe se joue souvent sur des détails, exemple l’aspect vestimentaire, les marques même si on n’est pas obligé de rentrer dans ce système et ces codes…ne mettons pas de coté les sésames qui vont permettre à l’enfant de s’intégrer    surtout dans les premiers contacts. La différence peut être source de souffrance ou d’appartenance en fonction de l’affirmation de l’enfant. Un minimum d’autonomie est nécessaire pour s’intégrer dans un groupe.

Si la crèche, l’école sont de vrais lieux de socialisation ils peuvent être des lieux de souffrance.

On peut, dès l’entrée dans un établissement, favoriser les relations entre les enfants en parlant nous les adultes avec les parents ce qui montre un exemple de rapprochement possible.

Les amitiés dans les cours de récréation et ailleurs se nouent et se dénouent rien de dramatique à cela. Les enfants fâchés d’avoir perdu un ou une camarade se refugient parfois dans une tristesse et une solitude qui n’a rien de dramatique non plus.

Les parents de leur coté sont souvent tenté de se mêler des brouilles enfantines et d’assener des conseils à leur enfant pour se faire des amis souvent en le culpabilisant avec des « tu devrais faire si , tu devrais faire cela » ce qui n’a pas toujours pour effet de l’aider mais au contraire cela peu se transformer en blocage. Le parent  est supposé savoir, comprendre, entendre et proposer la communication et questionner son enfant lorsqu’ ‘il est mal. L’enfant doit pouvoir se séparer et aller vers les autres sans crainte et sans culpabilité.

Si votre enfant s’isole brutalement rompt la communication que ses notes chutes il y a peut-être un gros malaise et on peut s’alerter..

S’il est l’objet de discrimination, il est important d’en parler avec lui d’abord,  mais aussi avec la maitresse ou ses professeurs.  Evoquer nos souvenirs de solitude lorsque nous étions enfants, les difficultés que nous avons rencontrés peuvent permettre à l’enfant de sortir de son mutisme.

On peut lui faire part des solutions que l’on a trouvé lorsqu’on était dans l’impasse. On peut utiliser des lectures, des films, des documentaires,  ce qui permet d’engager une discussion autour de son mutisme et de son mal être.

Si l’enfant a été agressé vous pouvez en parler avec la maitresse de votre enfant ou à la direction de l’école, et si les faits se reproduisent vous pouvez en parler avec l’association de parents d’élèves de votre choix. Votre enfant doit sentir votre présence à ses cotés, il doit sentir qu’il est utile voir essentiel de sortir de la honte, il n’a pas à se culpabiliser il est une VICTIME et comme toute victime il doit sentir un soutien, une écoute bienveillante et réconfortante … Il suffit de peu de choses parfois pour sortir de l’impasse dans laquelle l’enfant se trouve, le simple fait de lui dire « tu n’as pas à avoir honte, tu es une victime, ce n’est pas normal que tu subisses cela » sont des paroles essentielles.

Parler de la solitude de l’enfant peut sembler paradoxale tant les enfants semblent accompagnés et pourtant trop d’enfant souffrent de solitude. Sans les surprotéger,  les parents qui parlent jouent avec leur enfant lui font remarquer ses qualités, le valorise, lui permette de relativiser laisse une place à la rêverie et à l’ennui   l’enfant l’aide à s’accepter tel qu’il et  à s’aimer et à s’armer pour aller vers les autres.

Pascal Anger

psychothérapeute individuel /couple famille / médiateur familial  

 tel 0689431179

site internet pascalanger.fr

 

 

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