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QUAND LE TRAVAIL DEVIENT SOUFFRANCE

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QUAND LE TRAVAIL DEVIENT SOUFFRANCE

Fatigue, maux de tête, maux de ventre, douleurs articulaires, somatisation, stress, troubles du sommeil…autant de petits maux qui nous signalent que les limites sont atteintes.  L’anxiété monte dès l’entrée au bureau, avec l’apparition de troubles du sommeil, l’augmentation de tranquillisants, d’alcool ou de drogue. Lorsque nous commençons à avoir peur d’aller travailler et que les ruminations deviennent obsédantes, il est urgent de se faire aider.

La souffrance au travail se manifestent de différentes façons, une démotivation, un changement de comportement, les personnes sont à fleur de peau, elles deviennent irritables…

 Les gens qui craquent sont ceux qui  se croient responsables de ce qui leur arrive. Il est important de rétablir la chronologie de la dégradation, ce qui permet de prendre du recul. On réalise alors que l’on n’est pas responsable, mais victime soit d’un harcèlement au travail, soit d’une organisation inhumaine. 

Le travail représente un élément de la construction de soi, de l’accomplissement individuel. Il est des jours ou la vie professionnelle nous lasse, on a envie de claquer la porte et d’envoyer tout balader. Le mal être sur le lieu professionnel progresse, de plus en plus de personnes consultent autour de ce malaise. Comment éviter d’en arriver là ? 

Rien n’est plus frustrant que d’avoir l’impression de ne pas être à sa place, de ne pas occuper le poste que l’on mérite, ou de ne pas se sentir reconnu, le sentiment d’injustice du pourquoi lui ou elle reçoit une promotion laisse un gout amer. La productivité à tout prix et la précarité du travail nous demande d’accomplir les mêmes taches en moins de temps.

 On peut travailler beaucoup si on se sent utile et reconnu, d’où l’importance d’une gratification salariale, mais aussi verbale autant de la part de la hiérarchie que de ses pairs. Malheureusement la hiérarchie nous pousse avec des objectifs que l’on ne peut atteindre. Certes certains y arrivent mais à quel prix ? Certains diront c’est le systéme…

On a de plus en plus tendance à effacer la frontière entre la sphère privée et professionnelle avec exigence d’une connexion constante via internet et le portable offert par la maison.

Cette porosité est nocive, rajoutons que nous sommes de plus en plus nombreux à emporter du travail à la maison sans pouvoir renoncer, nous pouvons même abandonner nos congés pour prouver que nous sommes motivés.

 Les yeux rivés sur le rythme à tenir nous en oublions les relations humaines. Résultat chacun se replie sur lui-même, usé et amer alors que nous avons besoin de solidarité et d’échanges pour faire face aux difficultés.

 La convivialité est battue en brèche par la mise en place des évaluations individualisées, être toujours plus performant, toujours plus de pression, ce qui introduit une compétition entre salariés, un peu plus de division ce qui permet  à la hiérarchie de mieux régner, sans compter les modifications incessantes de personnel.

La mobilité forcée, d’abord imposée par les restructurations, est devenue un dogme qui fait rage. Nous sommes dans une logique globale, liée à la société de consommation et culte de la performance. 

Mais l’être humain n’est pas une machine. Lorsque les seuils de tolérance sont atteints il est important de dire NON, il faut refuser d’entrer dans ce jeu que ce soit par désir de gagner plus ou d’acquérir davantage de pouvoir. Pour pouvoir dire NON et dire STOP il faut se connaitre suffisamment. Pour se faire respecter, il faut se respecter soi-même et respecter l’autre. Ne pas hésiter à s’appuyer sur la loi, le cadre, les horaires, les temps de pause…

.Respecter et faire respecter ses besoins personnels. Parfois la souffrance provient des relations difficiles, les humiliations, les critiques, les manipulations, et parfois même le harcèlement. 

 Il n’est pas facile d’y répondre prendre le temps de faire le tour de la question avant d’agir en parler avec le responsable des ressources humaines, avec un psychologue,  son médecin de famille son conjoint ou une personne qui sera vous écouter vous comprendre et vous orienter.

Il est facile de perdre son assurance face à un supérieur, mais on peut travailler sur soi pour reconquérir le terrain perdu, reprendre confiance en soi. Il faut se rendre compte que le travail grignote du terrain, devient une emprise, essayer avec son thérapeute de chercher les raisons de nos peur, se dépasser et oser s’affirmer avec ses qualités et ses défauts.

 Oser combattre les remarques assassines, les petits harcèlements quotidien, les brimades. Connaitre ses droits peut –être utile et ne pas hésiter à les faire valoir. Il est important d’écouter son corps et son âme, la moindre des perturbations au travail doit être parlé, analysée.

. Nous avons besoin d’entretenir des passions, de prendre du temps pour soi, de consacrer du temps à nos familles et nos amis c’est ce qui enrichit notre existence et compense les difficultés professionnelles et nous aide à prendre du recul sur ce qui nous empoisonne les jours et les nuits.

Pascal Anger psychothérapeute individuel /couple famille / médiateur familial    

tel 0689431179

site internet pascalanger.fr

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