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SPIRITUALITE : KARMA ET DHARMA VUS PAR KARINE MICARD

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Ce mois, je me permets de reprendre, avec leur accord bien entendu, l’article interview de Karine MICARD,  mis en ligne par THI TAÏ du site « SISTERS OF REVOLUTION », un site que je vous suggère de parcourir car très bien écrit avec des sujets intéressants. L’article a pour sujet le lien entre le Dharma et le Karma et a été écrit par l’auteure que nous avons souvent signifiée, Karine MICARD.

 lien entre Dharma et Karma

« C’est avec une joie infinie que j’accueille dans notre sororité l’auteure française Karine Micard, qui nous fait le grand honneur de nous consacrer son temps, sa sagesse et son âme, pour répondre à une question qui me tenait vraiment à cœur et qui manquait inopportunément à ce site. Dharma et Karma sont des concepts tellement complexes et sensibles que seule l’éloquence et la compassion de Karine pouvaient donner sens à nos esprits contemporains. Quand je lis son texte si profond, je suis tout juste émerveillée par sa prouesse, et j’espère que vous le serez tout autant !

encore une fois, je fais appel à votre amitié pour permettre à ce site et les messages qui y sont émis d’avoir une portée plus large. J’ai bien conscience que certains sujets ne vous interpellent guère, mais ce texte de Karine est d’une profondeur et universalité qui devrait toucher toutes les âmes. Peut-être que cela ne vous apportera rien de nouveau si ce n’est un écho à ce que vous savez déjà, mais ces mots, si soigneusement choisis, si empreints de compassion et de douceur, pourront, je le crois, convoyer au mieux ces concepts connus de tous, mais seulement superficiellement.

Avec toute ma gratitude,

Thi Thai

 SISTERS OF REVOLUTION

Œuvre d’ O. Redon « Le cap »

TTT : Dans mon site, je parle beaucoup du Dharma et de sa mission de vie mais je n’ai pas eu l’opportunité de développer sur le Karma. Pourtant Dharma et Karma sont deux fondamentaux des lois de l’Univers. Pourrais-tu nous éclairer selon tes perspectives sur les liens entre le Karma et le Dharma ?

KM : Cette question est magnifique de sens, merci de me la poser ; je me sens honorée d’avoir l’occasion de t’y répondre à partir de mes compréhensions personnelles, obtenues au travers de mes nombreuses lectures et de mes méditations.

Juste avant, j’aimerais cependant apporter une précision sur les perspectives que je m’apprête à exposer ici, si tu le permets. Tout comme toi, je possède une vision bien plus mystique que religieuse sur tous ces termes. Une vision bien plus proche de l’Enseignement de l’Inde ancienne qui se posait la question du sens de la direction vers laquelle va la vie, que de celle de la religion actuelle, tout aussi honorable soit-elle, bien qu’elle ait tendance à codifier ces concepts sanskrits par la pratique des dogmes pour s’inscrire dans « ce qu’on doit être » afin d’avoir une vie d’harmonie avec le monde … et trouver par là-même la voie de l’illumination. A mon sens, nul besoin de dogmes pour y parvenir. Juste la loi du cœur. Je vais tâcher d’expliquer pourquoi.

Le Dharma religieux aurait tendance à être assimilé à « la loi et la coutume » orientées vers le service aux autres, tandis que le karma désignerait les actions que l’on fait par rapport à son Dharma pour accomplir son chemin avec une notion de bon ou de mauvais karma à la clé, géré par une instance supérieure divine. J’envisage pour ma part ces termes de façon beaucoup plus « dimensionnelle » » et c’est là qu’intervient une vulgarisation que je juge nécessaire pour faire comprendre les choses très simplement.

Tu expliques pour ta part très joliment, que le Dharma s’assimile à la notion de mission de vie qu’on doit suivre en fonction de son archétype propre, pour maintenir un équilibre dans l’univers, et je rejoins tout à fait ton point de vue. J’aimerais cependant l’étayer. 

A l’origine de l’origine, nous appartenons tous à la Source, une énergie d’amour d’une puissance infinie. Une émanation s’est un temps désolidarisée de cette Source pour former une âme unique, laquelle comporte un pôle féminin et un pôle masculin (le Yin et le yang), parfaitement unis. L’âme dans sa complétude féminin-masculin, est en permanence reliée à la Source. Tous deux, bien qu’apparemment séparés, continuent pourtant de ne faire qu’Un. Affublée de ses deux polarités, l’âme choisit pourtant d’expérimenter sur Terre lors de multiples incarnations, ce que ça fait de « croire être coupé de la Source», au travers de multiples vies en changeant tour à tour de sexe, de couleur de peau, de culture, de condition sociale ou de religion et en expérimentant divers axes du développement personnel pour éprouver l’illusion de la séparation dans des contextes immensément variés.

Elle vient expérimenter ce qu’elle n’est pas pour se rappeler ce qu’elle est vraiment : une seule et même Unité d’Amour inconditionnel au sein d’une trilogie corps-âme-esprit, qui lorsqu’elle est unie, correspond au véritable Divin en Soi. 

Globalement, un homme sur terre, du fait de son éducation ou ses croyances, aura tendance à taire son pôle féminin personnel tandis qu’une femme n’osera pas révéler son pôle masculin, confortablement enlisée dans l’idée qu’elle a forcément besoin de l’âme sœur par exemple pour se sentir complète. Chacun expérimentera une dissonance intérieure, engendrant des tas de mécanismes inconscients tous liés à la croyance d’être seul au monde et donc coupé de son Essence ; Il est en ce sens tellement facile de tomber dans les schémas de dépendance affective pour combler cette impression de manque en soi.

Pourtant, chaque être humain est le véhicule terrestre d’une âme unique reliée à la Source, de laquelle sont nées l’ensemble des âmes. Aucune âme n’a jamais été détachée de cette Source. Puisqu’on vient tous de cette même Source, l’Autre c’est soi-même, on ne fait tous qu’Un ! Mais c’est si difficile à percevoir quand on est englué dans les souffrances occasionnées par l’illusion de la dualité au cours des existences. 

En quelque sorte, le principe est le suivant : avant que les choses ne s’assemblent, elles doivent être séparées. Et c’est un immense écrin qui lui sert de terrain d’expérimentation : la roue du karma. Je la vois comme une spirale comparable à notre galaxie : vie après vie, l’âme de l’être humain se dessine son propre chemin d’incarnation depuis le centre de cette spirale jusqu’à son extrémité, mais son véhicule terrestre ignore tout des raisons de son incarnation et chemine en se croyant seul et victime de la vie.

Lors des premières vies, l’être incarné expérimente des incarnations de grande violence dans un esprit de service à soi-même, puisqu’il est totalement coupé de son Essence, persuadé qu’il y a le monde d’un côté et puis Lui de l’autre. (certitude d’être seul face au monde/ face aux autres/ face à l’univers et propension à ne viser que le service à sa propre personne pour tirer son épingle du jeu). 

En grandissant sur l’échelle de sa spiritualité, donc en évoluant dans la roue de son karma, l’être humain développe de plus en plus de qualités de cœur, d’empathie et d’altruisme passant du service à soi-même, au service à l’humanité toute entière qu’il respecte infiniment, conscient qu’il ne fait qu’Un avec les êtres humains, les animaux, les végétaux et même les minéraux… C’est finalement en étant orienté vers le service à autrui, tout en se témoignant à soi-même beaucoup de respect car conscient de sa valeur unique et réelle, qu’il se rapproche de la sortie de la roue du Karma.

Le karma n’est donc à mon sens qu’une immense scène de théâtre sur laquelle nous choisissons d’interpréter différents personnages avec différents rôles auxquels nous nous assimilons, dans un processus logique d’évolution spirituelle que seule l’âme orchestre, en nous faisant passer par plusieurs étapes d’évolution sur le chemin du développement personnel spirituel. Et ce, dans l’unique but de se rappeler qui on est vraiment : un être multidimensionnel aux pouvoirs et à la conscience illimités, aussi grandiose que singulier. 

Il est donc primordial de venir tout expérimenter : le bon comme le mauvais car c’est dans la dualité qu’on prend conscience de la notion de polarité inversée (on n’aurait pas conscience du froid si le chaud n’existait pas…il en va de même pour le mal et le bien : il faut bien expérimenter le mal pour se tourner vers le bien). Le tout constitue toutes les facettes de son diamant personnel. Sur un diamant, il existe des facettes sombres et des facettes lumineuses. Apprendre à les accepter toutes permet d’apprendre à mieux s’aimer donc à aimer vraiment autrui. Plus on évolue sur la roue du karma, plus on se rapproche des valeurs d’Amour, de partage et d’empathie. Car plus on comprend qu’on ne fait tous qu’Un et que l’autre…c’est soi, puisqu’on vient de la même source !

Il existe des vies avec de réelles missions de vie : d’autres sans ; ce sont ce qu’on appelle des « vies de repos ». Quand mission de vie il y a, cela suppose de s’aligner à ce pour quoi on est fait vraiment pour contribuer à illuminer le monde de sa couleur unique et personnelle. Il s’agit donc de se connecter et se relier un minimum à son âme en suivant son intuition personnelle. Comme tu le définis toi-même très bien, cela s’appelle mener sa vie à bien, dans le service aux autres, en reconnectant une fonction ou un rôle qui contribue à aider ou simplement embellir la vie d’autrui. Tu dis qu’il existe douze archétypes d’âmes distinguables. Chaque âme vient accomplir sa réalisation selon son archétype, qu’il soit Savant, Enseignant, architecte, artiste, etc… peut-être qu’à l’issue d’un accomplissement personnel au gré de ces douze archétypes sur la roue du Karma, intervient l’Éveil spirituel, le grand, celui qui conduit à l’Illumination ? On peut le voir ainsi…

Pour moi, le Dharma correspond donc à cette faculté que possède tout individu à se relier à qui il est vraiment au fond de lui, donc à ce qu’a dessiné son âme pour lui autour de son plan d’incarnation du moment, pour rayonner le meilleur de lui-même au reste du monde. 

La notion de réussite sociale n’intervient nullement pour l’âme : qu’il soit un simple laveur de carreaux qui contribue à aider des salariés à avoir une vue plus limpide sur l’extérieur depuis leur bureau, un patron humaniste ou un éveilleur de conscience éclairé qui aide les autres à s’aligner et à se révéler pour accomplir de grandes et belles choses, il n’y a aucune hiérarchie au sein des missions spirituelles, pourvu qu’en se révélant, l’être contribue à faire en sorte que le monde soit embelli par son passage sur Terre. L’union de toutes ses vies de réalisation et d’accomplissement le font chaque fois immensément grandir spirituellement.

Il n’est pas nécessaire d’avoir une perspective dimensionnelle sur qui on est pour s’aligner à sa mission de vie, parfois la simple faculté à vivre l’instant présent aide à se relier à soi car c’est dans la pleine conscience qu’on reçoit le plus de messages envoyés par l’âme. Mais dans tous les cas, la mission de vie se définit et se révèle vraiment à partir de la réunification de ses deux polarités en soi, à l’image de l’âme.

S’intéresser à la dimensionnalité de l’être aide essentiellement à se situer davantage sur son échelle personnelle et apprendre à devenir le maître en son propre royaume en influant réellement sur sa propre réalité. Mais ça, c’est une autre histoire !…

Pour résumer, je dirais donc que le Karma est cette roue que se dessine une âme, et qui réunit toutes les existences de nos différents véhicules terrestres (« le Samsara »). A chaque existence, le véhicule dispose de son libre arbitre pour s’aligner à son âme ou pas : s’il s’éveille à elle, même dans la non conscience (en trouvant malgré tout sa voie et en se réalisant, même s’il ignore tout de son Essence), il vient « valider » différents degrés de réalisation de soi pour évoluer sur l’échelle de la roue du Karma: et c’est chaque fois le « Dharma » l’y conduit tout droit.

S’il s’éveille en conscience, il accède à une autre forme de réalisation de soi, encore plus profonde, car plus conscient de ce qui se joue sur Terre, convaincu d’être l’Unique orchestrateur de tout son parcours sur Terre depuis le départ, donc dénué de la croyance qu’il existe une instance supérieure qui décide tout à sa place, il est parfaitement responsable et apaisé. Il pardonne tous ses mauvais rôle sur Terre, apprend à s’aimer pour ce qu’il est (un diamant d’une grande pureté), et devient le maître du jeu. Il peut alors atteindre le « Nirvana » ; il s’agit de cette « l’illumination » qui l’invite à s’extraire du jeu pour revenir à l’Unité sur d’autres plans de conscience où tout n’est qu’Amour, Lumière et Harmonie. La partie a été jouée. Il a compris l’immensité de sa structure personnelle singulière à partir d’un Tout (ses multiples rôles sur Terre, c’était Lui : une seule et même essence. Tous les autres humains n’étaient chaque fois que la projection d’un de ses rôles précédemment ou ultérieurement incarnés…)

J’ai défini 7 axes du développement personnel sur la roue du karma : j’expose ces sept étapes dans mon oracle « S’autoriser à être soi » (Trédaniel) et j’explique dans les romans « Et pourtant c’était des dieux » (IDC) et « Un jour, Aliénor m’a dit » (Solar) comment parvenir à trouver sa voie au-delà des contingences des mécanismes inconscients terrestres, pour s’aligner à son âme, c’est-à-dire à son Essence, à qui on est vraiment. J’adore emprunter des exemples de personnages historiques accomplis pour mieux faire passer des messages.

Une chose est certaine : l’indicateur de sa reliance à Soi est la joie permanente qui nous habite quand on accède à sa divinité personnelle, quand on s’aligne à Soi, à son âme et la Source.

« Enthousiasme » signifie étymologiquement « avoir Dieu en soi ». 

Je n’invente donc rien !… 

Karine Micard

Pour compléter votre lecture, je vous invite vivement à lire les articles de Karine en cliquant sur les liens suivants :

– Comment vivre la puissance du « féminin sacré » jour après jour (Fémininbio)

– La fusion plutôt que la scission (Esprit Spiritualité Métaphysiques)

– Ne vous contentez pas de briller, rayonnez (Huffington Post)

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