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SE LIBERER DES ATTACHEMENTS

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Ce sujet a déjà été traité dans notre magazine mais je tenais à vous le redonner car il est, à mes yeux, celui qui a le plus d’importance dans nos vies et dans l’Amour. Ici bas, il y a trois degrés d’Amour :

  • l’Amour sous la ceinture, ou l’Amour animal, matériel, physique
  • l’Amour entre la ceinture et le plexus ou l’Amour enfantin. L’Attachement, la dépendance, le « je te donne, tu me donnes »
  • et l’Amour au dessus du plexus ou l’Amour inconditionnel, spirituel, universel, Divin. A ce stade, on atteint la sérénité, le nirvana, la paix, le Bonheur…

Pour vivre pleinement un Bonheur parfait dans l’Amour ici bas, il faut arriver à constituer un savant mélange de ces trois Amours : Un peu d’Amour enfantin, un peu d’Amour physique fait avec Amour spirituel et beaucoup d’Amour inconditionnel. 

Mais pour en arriver là, il y a tout un travail à faire sur soi et surtout apprendre à se détacher des attachements.

Qu’appelle t on attachements ? C’est souvent le besoin de posséder quelqu’un ou quelque chose, de gagner à tout prix, de vouloir absolument une réussite, une chose, une personne . Les attachements sont souvent à l’origine de nos problèmes. Quand on sait résister à ce genre d’attachements, on connaît la paix intérieure et on ne peut aller que vers le succès et la réussite.

Il est vrai que l’attachement a quelque chose de sécurisant, de rassurant : On a tendance à penser que si l’on est bien attaché, on ne risque pas de se perdre ni de se séparer. Et ainsi, nous balisons notre vie de nombreux attachements. Nous nous attachons aux autres, à nos blessures d’enfance,  à nos croyances,  à nos biens matériels, créant ainsi un lien de dépendances qui nous donne l’impression d’être rassuré mais qui, au bout du compte, nous emprisonne et nous empêche d’évoluer. Ces attachements nous rendent dépendants, nous éloignent de nous mêmes.

En Amour, l’attachement est souvent désastreux : En effet, nombreux sont ceux qui pensent que l’on ne peut aimer sans s’attacher. Et pourtant, quand on réfléchit bien, peut on aimer dans la dépendance de l’autre ? L’Amour vient du cœur. Il doit se vivre dans la liberté, dans la confiance et sans condition. Plutôt que de vouloir emprisonner l’Amour, ne vaut il pas mieux le laisser libre d’évoluer, en le nourrissant au quotidien, lui permettant d’évoluer par lui même, à son rythme, et le plus naturellement possible ?

L’attachement dans les sentiments, tout comme la jalousie ne sont absolument pas des preuves d’Amour. Ce ne sont que des entraves à notre vie et à notre bien être, mises en place par notre mental. 

Pour se libérer de ses attachements, il faut être courageux et surtout le vouloir. Cela nous oblige à nous reconsidérer, à devenir entièrement responsables de nos actes en cessant d’imputer nos problèmes à autrui. Ainsi, nous apprenons à nous responsabiliser.

En nous attachant nous nous accrochons à un bonheur illusoire qui n’est en aucun cas le véritable Amour ni le véritable bonheur. Dans ce cas là, c’est seulement notre mental et lui seul qui nous fait croire à un bonheur qui n’en est pas.

L’Amour le plus authentique se vit innocemment. Sans attachement, sans attente, dans le respect le plus absolu de l’autre, de ce qu’il est vraiment, de ses qualités et de ses défauts, de ses différences. Une réalité que l’on doit vivre dans le moment présent, avec le don de soi et une pureté cristalline offerte à la personne qu’on aime.

On ne doit jamais attendre de retour de l’Amour qu’on donne. On se doit juste, comme je le dis plus haut, de nourrir cet Amour avec notre cœur sans attachement pour lui laisser le plus d’espace possible lui permettant la plus grande évolution possible. Ainsi, on élimine la peur, cette peur destructrice que notre mental imagine si bien et qui se trouve être, bien souvent, à l’origine des échecs et des ruptures sentimentales qui nous mènent vers la solitude négative.

Pour tout ce qui représente le matériel, forcez vous à réduire, au maximum, votre attachement aux biens matériels superflus.  N’avez vous jamais remarqué qu’après des années de matérialisme, vous ne pouvez que faire  le même constat : vous avez acheté des tas de gadgets  qui ne vous ont pas, pour autant, rendu plus heureux. Au contraire, cet attachement à ces biens matériels superflus a fait grandir votre sentiment d’insécurité et ce besoin incessant de vous rattacher au confort de la routine du quotidien.  Pour y remédier, rien de plus simple : se forcer à dire non à tous ces faux besoins qui nous enchaînent à cette vie de surconsommation inutile.  Apprenez à évaluer vos besoins en respectant scrupuleusement l’achat de l’indispensable, sans plus, sans rentrer dans le cadre du superflu. C’est un exercice un peu difficile au début pour tous ceux qui ont pris ces mauvaises habitudes mais tellement porteur de liberté quand on arrive à en acquérir le réflexe spontané ! Essayez, forcez vous, vous verrez !

En effet,  se libérer de l’attachement n’est pas facile et demande beaucoup de vigilance et mieux vaut le faire avec parcimonie . Sinon, le détachement peut être perçu comme un rejet ( des êtres, des sentiments, des sensations et même du monde entier). Si l’attachement nous amène à engendrer de la souffrance, le détachement peut aussi être la cause de troubles, car cette attitude ne fera, en fait que remplacer un conditionnement par un autre.  Le détachement est peut être plus réducteur à nos yeux que ce que ce mot vaut vraiment dire. C’est pourquoi, pour certaines personnes à leur début de leur libération des attachements, il serait préférable d’ employer le mot « non attachement ».

Le « non-attachement » est un état mental qui se situe entre l’attachement et le détachement définitif et qui permet à notre esprit de ne pas refouler les sentiments qui viennent, mais de les laisser aller  par l’acceptation et le lâcher-prise. 

Par exemple, quand la peur commence à venir en vous,  observez la plutôt que de vous laisser submerger par elle, ou plutôt que de la refouler. Laissez la passer dans votre mental, comprenez la, dépassez la, mais ne vous y attachez surtout pas. Lâcez prise. En agissant ainsi, vous briserez le conditionnement de l’attachement  et une nouvelle attitude prendra place : le non-attachement.

En Amour, c’est la même chose. Votre mental vous envoie un message : « M’aime t il (elle) » ? « s’il (elle) m’aimait…il (elle)… ». Si vous êtes dans les attachements, vous broderez toute une histoire qui n’aura rien à voir avec la réalité et vous souffrirez. Vous passerez votre mal être sur votre partenaire et vous fabriquerez un climat qui vous mènera au clash. 

Si vous laissez glisser votre mental, si vous lâchez prise, vous laissez la situation faire son chemin et le temps vous apportera la bonne réponse sans que vous ayez eu à en souffrir bien avant. Vous partez du principe que votre partenaire est libre de vous aimer ou pas et que vous ne pourrez rien y changer mais que la seule chose qui compte vraiment, c’est votre bonheur, votre Amour à vous. Et c’est envers vous même que vous vous devez d’agir. En vous aimant suffisamment pour vous interdire cette souffrance. Ce qui vous permettra d’aimer l’autre dans l’Amour sans condition, dans la liberté et dans la confiance. Vous vous contenterez de le nourrir chaque jour sans attendre de retour et en le laissant grandir à son rythme. Sans attachement mais rien qu’avec de l’Amour, vous sentirez votre bonheur grandir et vous apporterez mille fois plus de bonheur à ceux que vous aimerez. 

CHANTAL ROLLAND

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