Les solitudes
Qu’est ce que la solitude?
L'isolement physique (ou solitude objective)
Le fait d’être concrètement seul dans un espace, sans interaction directe. Elle peut être subie (éloignement géographique, précarité) ou choisie.
La solitude émotionnelle (ou intérieure)
C’est précisément celle ressentie au milieu d’un groupe, d’une famille ou d’un couple. Elle découle d’un manque d’intimité véritable, d’un sentiment d’incompréhension ou de décalage avec son entourage.
La solitude sociale
L’absence d’un réseau amical ou d’appartenance à une communauté. La personne peut avoir un partenaire ou voir des collègues, mais ne ressent aucun lien avec un groupe élargi.
La solitude existentielle
Une prise de conscience philosophique de notre condition fondamentale d’individu. Elle renvoie au fait que chacun naît, traverse certaines épreuves et meurt ultimement seul, même avec les liens les plus forts.
La solitude choisie (la solitude féconde ou « solitude positive »)
Un retrait délibéré et temporaire pour créer, réfléchir, se ressourcer ou travailler sans interférence extérieure.
La solitude transitoire (situationnelle)
Liée à une rupture, un deuil, un déménagement ou un changement brutal de vie professionnelle, qui dure le temps d’une adaptation.
Quand on interroge ChatGPT, voici ce qu’il dit de tepaseul :
Tépaseulmagazine est un magazine en ligne et un mouvement d’entraide, aussi appelé média des « solibattants », qui aide les personnes seules à surmonter la solitude, partager leurs expériences et se soutenir mutuellement. À propos de Tépaseul, un espace d’écoute et de partage pour les personnes seules. Des conseils pour mieux vivre le quotidien sans partenaire ou en situation d’isolement. Une communauté axée sur la solidarité et la force de groupe.
Si tu cherches de l’aide ou des ressources particulières, écris au magazine et suis ce qui est dit plus bas.
LES DIFFERENTES SOLITUDES
Tépaseul envisage les diverses solitudes que vous rencontrez dans votre vie comme un atout plutôt que comme un tabou!
Nos témoignages, dossiers psychologiques et autres sujets ludiques apporteront peut-être des réponses aux questions que vous n’osez pas poser. Aujourd’hui, nous définissons la notion même de la solitude et ses différentes applications au quotidian
SI ON PARLAIT DE TEPASEUL……..
Tepaseul est un magazine entièrement consacré à ces périodes de solitude que nous connaissons tous un jour ou l’autre dans notre vie.
Il se veut plein de conseils, de psychologie, de rubriques toutes plus intéressantes les unes que les autres. Une équipe de coachs est là pour vous donner des conseils et répondre à vos questions.
Son but est de vous aider à dépasser ces périodes où vous vous sentez très seuls et surtout de vous montrer comment vous pouvez vous servir de ces moments là comme d’un « booster » pour votre vie.
Depuis son existence (2006) vous n’êtes plus jamais seuls puisque tepaseul et son équipe sont là pour vous aider, vous accompagner et vous mener sur l’autre rive de la solitude.
LA SOLITUDE : Un phénomène de société.
Actuellement, les gens seuls (qu’ils soient divorcés, veufs, en famille monoparentale, célibataires, étudiants, etc…) constituent un nombre croissant de la population; les sondages parlent d’eux-mêmes:
Fuie, subie ou recherchée, la solitude est un phénomène vieux comme le monde, mais exponentiel depuis quelques décennies. A l’heure d’internet, elle se dissimule en effet un peu partout: dans les foyers, les bureaux, les rues, les campagnes, etc… et s’immisce à tout âge quelle que soit la catégorie socio-professionnelle à laquelle on appartient.
La solitude fait peur mais nous sommes des “solibattants”
Le simple vocable “solitude” a de nos jours une connotation péjorative car il fait écho à la notion d’”isolement”…
Assimilée au mal de vivre, à l’angoisse et à la fatalité, la solitude induit un constat d’échec.
En effet, nous sommes au quotidien via les médias entre autres, assommés de modèles de réussite au niveau du couple, du foyer, de la vie sociale au bureau ou dans la vie privée, et il devient dérangeant de ne pas s’inscrire dans un schéma de bien-être imposé. La course après l’amour absolu, les amitiés multiples, ou/et la réussite professionnelle semble être un passeport d’admission dans le monde moderne. En cas d’échec dans l’une de ces voies ,notre parcours est ghettoïsé “hors norme”.
Nous sommes pourtant nombreux à éprouver de façon régulière ou plus sporadique un état de solitude: que l’on vive seul, que l’on soit devant une grande décision à prendre susceptible de changer notre vie, qu’on élève seul un enfant, qu’on soit en couple même, divorcé ou veuf, jeune étudiant fraichement débarqué dans une métropole, chômeur ou encore salarié d’une entreprise à laquelle on ne s’adapte pas, il y a des jours où on se sent très seuls…De là surgissent souvent de vieux démons tentateurs (alcool, violence, anti-dépresseurs …) qui aident à fuir avant tout une réalité avant de nous faire sombrer dans une réelle dépression.
De nos jours, avec tous les “progrès technologiques”, nous assistons à une progression de l”’individualisme” qui renforce cet effet de solitude et entraine beaucoup de personnes dans un mal être progressif. Il faut donc réagir.
Quand on est seul, on se sent souvent incompris.
Vécue de façon négative, la solitude présente un aspect dévastateur.
Or, plutôt qu’une honte, la solitude doit être en premier lieu appréhendée comme une occasion de silence…
Être solitaire: une occasion de passer à l’écoute de soi.
La solitude est inévitable tout au long d’une vie. Puisque nous naissons seuls et nous mourrons seuls, nous avons tout intérêt à apprivoiser cet état de fait plutôt que le fuir. Et découvrir ce qu’il peut nous apprendre, car seul le silence dans la solitude permet d’être à l’écoute de soi et de découvrir les multiples ressources dont on regorge pour se relever d’une difficulté passagère dans notre vie.
La lecture, l’écriture, la réflexion servent d’exutoire propice à la restructuration.
Il y a aussi les défis sportifs qui ne se réalisent que sous couvert de la solitude.
Elle est une source d’enrichissement personnel inouïe si on sait la positiver, si on sait aller chercher le plus loin possible à l’intérieur de soi. Et comme le disait si bien Socrate: “connais-toi toi-même” pour mieux te tourner vers les autres. Car seul celui ou celle qui atteint une véritable connaissance de soi devient altruiste.
Quand on a compris toutes les possibilités de progression personnelle favorisée par la solitude, on devient des ”solibattants”.
LA SOLITUDE : UN RESSENTI
Dans un essai “les Uns avec les Autres”, le sociologue François de Singly s’applique à repenser les liens sociaux, à imaginer d’autres formes de “nous”, plus ouvertes, imaginables seulement si elles respectent l’identité des “je”. Une réflexion nécessaire, car, même si nous vivons dans une société qualifiée “d’individualiste”, la famille demeure encore un modèle dans notre société.
La solitude est un sentiment, un ressenti : On peut être isolé mais ne pas se sentir seul, mais on peut aussi se sentir seul et isolé (ressentir une détresse). Et enfin, on peut être très entouré (physiquement, électroniquement, ou virtuellement) et se sentir très seul.
La solitude affective est un sentiment complexe qui peut nous envahir, et nous plonger doucement dans la déprime ou même la dépression si on ne sait pas l’apprivoiser.
Si on en croit Jean Claude Kaufmann, la vie en solo est une vie en solo est une vie en deux : un jour la solitude est exquise, le lendemain, elle est à pleurer. Cette vie peut aussi atteindre l’individu en couple, qui tantôt rêve d’être en relation avec l’autre et un peu plus tard, ne souhaite qu’avoir son espace à lui.
DIFFERENTES SOLITUDES
Il existe plusieurs catégories de solitudes :
la solitude éprouvée, vécue comme un tabou
la solitude recherchée pour relever un défi
la solitude liée à l’isolement ou l’abandon (la plus mal vécue)
la solitude qu’on se choisit, celle des solitaires
La solitude éprouvée :
Les timides se la voient imposée parce qu’ils craignent plus que tout les regards des autres. La timidité génère précisément ce que la personne craint le plus au monde : “être rejetée”.
Les timides préfèrent vivre en transparence plutôt que d’apparaître avec tous leurs défauts. Ils sont dans un schéma, un scenario impossible : “sois parfait” et modestes et obsédés, ils ne voient plus que leurs imperfections et se les reprochent. On peut aussi les classer dans “la solitude liée à l’isolement” mais pas géographique, physique.
Les personnes du 3e âge se la voient imposée parce que la société, très égocentrée, très occupée par “soi même” n’a plus le temps, l’énergie et l’argent pour s’occuper de ses vieux.
La retraite a même ses maisons, elles sont prévues pour cela comme les crèches et les garderies : on y dépose ce qui gêne, le temps de se faire un métier, une profession, une carrière, de l’argent, pour être comme tout le monde, pour appartenir à la société et surtout…pour ne pas être rejeté. Le pire pour eux, est qu’ils se voient inutiles comme charge, n’ont plus d’espoir. Ils cumulent en plus, souvent leur retraite avec l’abandon.
La solitude recherchée pour relever un défi :
C’est la sort de certains sportifs, écrivains, rêveurs etc… Ils s’isolent pour mieux apprendre à connaitre leurs limites et pour relever un défi qu’ils se sont donné. Ils ont tout compris des bienfaits de la solitude. Comme dans ce cas, elle est volontaire, ils n’en souffrent pas.
La solitude liée à l’isolement ou l’abandon :
C’est la plus mal vécue parce qu’il ne s’agit plus seulement d’être seul. L’abandon implique une injustice, une blessure, une meurtrissure, ce qui suppose une rancœur. Ce sentiment est tellement fort que les personnes sont incapables de la moindre imagination, de la moindre pensée, rêrêverie, du moindre avenir. Ells baignent constamment dans leur douleur qui, au fil du temps, sous l’effet de l’habitude, devient leur univers, leur état normal. Ils sont tristes ou vindicatifs. Mais, curieusement, cette population ne fait rien pour en sortir.
Il y a aussi, dans cette catégorie, ceux qui sont isolés physiquement dans un recoin de la planète et qui n’ont pas d’autres possibilités que de continuer à vivre ainsi, loin de tout mais qui le vivent très mal.
A partir du moment où ces personnes prendront conscience de leur état et décideront de s’en sortir, elles deviendront des “solibattantes” et ne subiront plus leur état mais le combattront.
La solitude qu’on se choisit, celle des solitaires
C’est la solitude excellente des solitaires qui savourent chaque instant de cet état et qui sont heureux de l’être.
Quand c’est un choix, il n’y a pas de douleur. Même devant des difficultés liées à cet état, ils ne réagissent pas comme ceux qui le subissent.
Ils aiment être seuls et font tout pour le rester.
LA SOLITUDE ET LE TEMPS DES FETES
Comment expliquer que nous puissions être affectés par la solitude, le stress et même la dépression à l’approche des fêtes ?
Au lieu de nous sentir heureux, quand les fêtes de fin d’année approchent, nous ressentons un sentiment de tristesse que nous ne comprenons pas.
Beaucoup ressentent ce malaise et pourtant nous sommes bombardés de messages heureux, d’images représentant des cadeaux, de chants joyeux, nous sommes éblouis par les lumières et les décorations et malgré tout ce positif, beaucoup se sentent seuls, isolés, tendus, angoissés.
Il n’est pas rare que les fêtes déclenchent une gamme d’émotions, de réactions, de souvenirs qui, heureux ou malheureux, créent en nous ce malêtre. On a cette fausse impression que tous les gens qui nous entourent sont heureux sauf nous et ce sentiment augmente notre isolement, notre solitude.
Aussi, pour y remédier, il faut d’abord comprendre que personne n’échappe à ce ressenti. Il faut aussi comprendre qu’il n’est pas nécessaire d’être seul physiquement pour ressentir la solitude (c’est le sujet principal de notre magazine). Reconnaitre sa solitude est déjà un pas en avant pour y remédier. Il vous aidera à composer avec vos réactions et à les gérer.
Voici comment remédier à un sentiment profond de solitude :
Allez au devant des gens que vous connaissez : appelez les, écrivez leur, envoyez leur des mails. Comme autour de vous les autres cachent aussi ce ressenti de la solitude, parlez en, vous serez déjà moins seuls. Gardez un lien avec le monde.
Essayez de comprendre ce qui déclenche, chez vous, cette réaction. En connaissant mieux l’élément déclencheur, vous serez moins accablés par la solitude. Que vous soyez en procédure de divorce, que vous pleuriez la perte d’un être cher, que vos enfants soient loin ou que vous soyez isolés momentanément, certaines pensées peuvent vous accabler et affecter vos émotions. Cela crée une difficulté d’interaction avec les autres et vous empêche d’avoir du plaisir. Aussi, il est important de prendre le temps de comprendre et d’évaluer vos sentiments de façon réaliste. Si vous fuyez ces pensées, vous aggraverez votre solitude et votre impression de souffrance.
Si vous craignez les invitations ou les repas familiaux, apprenez à ne voir que les bons côtés de ces festivités. Ce que vous appelez “les petits travers familiaux” existent dans toutes les familles et manquent quand ils n’existent plus. Dédramatisez et forcez vous à ne vivre que de bons moments.
ET SI VOUS AVEZ PERDU L’ESPRIT DES FETES, SI VOUS VOUS SENTEZ STRESSES OU SI LA SOLITUDE VOUS FAIT VRAIMENT SOUFFRIR, SOUVENEZ VOUS QUE VOUS N’ETES PAS SEULS : C’EST LE PREMIER PAS DANS LA BONNE DIRECTION COMME LE VEUT CE MAGAZINE. VOUS DEVIENDREZ AINSI DES “SOLIBATTANTS”
LA SOLITUDE
Qu’est ce que la solitude ?
C’est un moment privilégié qui nous permet de « rejoindre » l’autre par la pensée. C’est une pompe qui nourrit notre esprit et nous amène à réfléchir. C’est grâce à ces moments de réflexion que nous arrivons à progresser, à comprendre les autres, à mieux nous situer dans la société.
Dans les moments de solitude très profonds, nous découvrons en nous des facultés insoupçonnées, un dépassement de soi que nous n’aurions jamais pu soupçonner sans ces moments solitaires. Un repli sur soi pour « aller chercher le plus loin possible à l’intérieur de soi » (Michel Berger).
Ne pas confondre solitude (qui construit) et abandon (qui évoque la souffrance).
La solitude apporte l’élan après la panique pour aller chercher une autre personne dans ce même état afin de trouver la force de s’en sortir.
Solitude=panique=élan vers solitude identique=force insoupçonnée.
D’où l’intérêt de ce concept pour arriver à apporter aux lecteurs la possibilité de trouver des solutions au travers de rubriques à thèmes positif, servant de conducteur vers ces solutions mais d’une façon pratique.
Pour ceux, aussi, qui, au travers de leur solitude, aiment la vie, les hommes ou les femmes, les voyages etc…Ils sont heureux car « solibattants ». Cette solitude, ils ou elles l’ont choisie et se servent de cette période de leur vie pour « vivre » pour eux.
Ceux qui ne l’ont pas choisie doivent trouver dans ce magazine un sens à leur vie et devenir eux aussi des « solibattants ».
N’oublions pas St EXUPERY et son « Petit Prince » : seul et heureux (comme tous les pilotes qui ont choisi cette profession par vocation).
On retrouve cet état dans presque toutes les vocations
Actuellement, les gens seuls (qu’ils soient divorcés, veufs, en famille monoparentale, célibataires, étudiants, etc…) constituent un nombre croissant de la population; les sondages parlent d’eux-même. A l’heure d’internet, elle se dissimule en effet un peu partout: dans les foyers, les bureaux, les rues, les campagnes, etc… et s’immisce à tout âge quelle que soit la catégorie socio-professionnelle à laquelle on appartient. Le simple vocable “solitude” a de nos jours une connotation péjorative car il fait écho à la notion d’”isolement”…Assimilée au mal de vivre, à l’angoisse et à la fatalité, la solitude induit un constat d’échec.
En effet, nous sommes au quotidien via les médias entre autres, assommés de modèles de réussite multiples. La course après l’amour absolu, les amitiés nombreuses, ou/et la réussite professionnelle semblent être un passeport d’admission dans le monde moderne. En cas d’échec dans l’une de ces voies, notre parcours est ghettoïsé “hors norme”. Nous sommes pourtant nombreux à éprouver de façon régulière ou plus sporadique un état de solitude: que l’on vive seul, que l’on soit devant une grande décision à prendre susceptible de changer notre vie, qu’on élève seul un enfant, qu’on soit en couple même, divorcé ou veuf, jeune étudiant fraichement débarqué dans une métropole, chômeur ou encore salarié d’une entreprise à laquelle on ne s’adapte pas, il y a des jours où on se sent très seuls…De là surgissent souvent de vieux démons tentateurs (alcool, violence, anti-dépresseurs …) qui aident à fuir avant tout une réalité avant de nous faire sombrer dans une réelle dépression. Il faut réagir.
Quand on est seul, on se sent souvent incompris.
Vécue de façon négative, la solitude présente un aspect dévastateur.
Or, plutôt qu’une honte, la solitude doit être en premier lieu appréhendée comme une occasion de silence…Être solitaire: une occasion de passer à l’écoute de soi. La solitude est inévitable tout au long d’une vie. Puisque nous naissons seuls et nous mourrons seuls, nous avons tout intérêt à apprivoiser cet état de fait plutôt que le fuir. Et découvrir ce qu’il peut nous apprendre, car seul le silence dans la solitude permet d’être à l’écoute de soi et de découvrir les multiples ressources dont on regorge pour se relever d’une difficulté passagère dans notre vie. La lecture, l’écriture, la réflexion servent d’exutoire propice à la restructuration. Il y a aussi les défis sportifs qui ne se réalisent que sous couvert de la solitude. Elle est une source d’enrichissement personnel inouïe si on sait la positiver, si on sait aller chercher le plus loin possible à l’intérieur de soi. Et comme le disait si bien Socrate: “connais-toi toi-même” pour mieux te tourner vers les autres. Car seul celui ou celle qui atteint une véritable connaissannce de soi devient altruiste. Quand on a compris toutes les possibilities de progression personnelle favorisée par la solitude, on devient des ”solibattants”.
LES DIFFERENTES SOLITUDES
Il existe plusieurs catégories de solitudes :
- la solitude éprouvée, vécue comme un tabou
- la solitude recherchée pour relever un défi
- la solitude liée à l’isolement ou l’abandon (la plus mal vécue)
- la solitude qu’on se choisit, celle des solitaires
La solitude éprouvée :
Les timides se la voient imposée parce qu’ils craignent plus que tout les regards des autres. La timidité génère précisément ce que la personne craint le plus au monde : “être rejeté”. Les timides préfèrent vivre en transparence plutôt que d’apparaître avec tous leurs défauts. Ils sont dans un schéma, un scénario impossible : “sois parfait” et modestes et obsédés, ils ne voient plus que leurs imperfections et se les reprochent. On peut aussi les classer dans “la solitude liée à l’isolement” mais pas géographique, physique.
Si on en croit Jean Claude Kaufmann, la vie en solo est une vie en deux : un jour la solitude est exquise, le lendemain, elle est à pleurer. Cette vie peut aussi atteindre l’individu en couple, qui tantôt rêve d’être en relation avec l’autre et un peu plus tard, ne souhaite qu’avoir son espace à lui.
Les personnes du 3e âge se la voient imposée parce que la société, très égocentrée, très occupée par “soi même” n’a plus le temps, l’énergie et l’argent pour s’occuper de ses “vieux”.
La solitude recherchée pour relever un défi :
C’est la sort de certains sportifs, écrivains, rêveurs etc…Ils s’isolent pour mieux apprendre à connaitre leurs limites et pour relever un défi qu’ils se sont donné. Ils ont tout compris des bienfaits de la solitude. Comme dans ce cas, elle est volontaire, ils n’en souffrent pas.
La solitude liée à l’isolement ou l’abandon :
C’est la plus mal vécue parce qu’il ne s’agit plus seulement d’être seul. L’abandon implique une injustice, une blessure, une meurtrissure, ce qui suppose une rancoeur. Ce sentiment est tellement fort que les personnes sont incapables de la moindre imagination, de la moindre pensée, rêverie, du moindre avenir. Elles baignent constamment dans leur douleur qui, au fil du temps, sous l’effet de l’habitude, devient leur univers, leur état normal. Ils sont tristes ou vindicatifs. Mais, curieusement, cette population ne fait rien pour en sortir.A partir du moment où ces personnes prennent conscience de leur état et décident de s’en sortir, elles deviennent des “solibattantes” et ne subissent plus leur état mais le combattent.
La solitude qu’on se choisit, celle des solitaires
C’est la solitude excellente des solitaires qui savourent chaque instant de cet état et qui sont heureux de l’être. Quand c’est un choix, il n’y a pas de douleur.
Ils aiment être seuls et font tout pour le rester.
Le 26 juin 2013, le journal Libération titrait :
« La solitude s’étend en France » et expliquait :
« De plus en plus de Français sont touchés par l’isolement, un phénomène qui épargne moins les jeunes, et s’aggrave avec la précarité de l’emploi et la faiblesse des revenus.
La solitude concerne en 2013 12% des Français de plus de 18 ans, un phénomène en constante aggravation, surtout chez les plus jeunes et les plus âgés, révèle mercredi une enquête de la Fondation de France.
Selon cette enquête, depuis 2010 la solitude a touché en France un million de personnes supplémentaires, portant à 5 millions le nombre de ceux qui n’ont pas ou peu de relations sociales au sein des cinq réseaux de sociabilité (familial, professionnel, amical, affinitaire ou de voisinage). En 2013, 27% des Français ne disposent que d’un seul réseau (contre 23% en 2010), 39% n’ont pas de lien soutenu avec leur famille (contre 33% en 2010), 37% n’ont pas ou peu de contacts avec leurs voisins (contre 31%) et 25% ne disposent pas d’un réseau amical actif (contre 21%).
Autre enseignement de l’enquête : la solitude s’aggrave chez les plus jeunes et les plus âgés. Chez les moins de 40 ans, la solitude a ainsi doublé en 3 ans et pour la première fois, le phénomène touche les 18-29 ans (6% d’entre eux), jusque là préservés. Selon l’étude, les difficultés d’entrée et de maintien dans l’emploi constituent l’une des principales explications à cette extension générationnelle du phénomène.
A l’autre extrémité, 24% des 75 ans et plus sont touchés par l’isolement, contre seulement 16% en 2010. Une hausse liée à plusieurs phénomènes, selon l’étude : une augmentation de la part des personnes âgées en situation de handicap, une baisse relative des pratiques associatives et un relâchement sensible des relations familiales. La pauvreté accentue le phénomène : 17% de personnes sont isolées parmi les foyers ayant moins de 1 000 euros de revenus nets mensuels.
Le chômage est un autre terreau pour la solitude : entre 30 et 60 ans, le fait d’être ou non en emploi constitue la variable la plus explicative. Ainsi, 15% des personnes en recherche d’emploi sont seules. Facteur nouveau : depuis 2010, la solitude a progressé fortement au sein des classes moyennes (définies comme les foyers disposant de 1 000 à 3 499 euros de revenus nets mensuels).
En trois ans, la solitude a aussi progressé dans les grandes villes, révèle l’enquête, puisque 13% des habitants des grandes métropoles se disent seuls contre 8% en 2010. L’enquête a été réalisée par l’institut d’études TMO régions par téléphone entre le 7 janvier et le 26 février, auprès de 5 000 personnes âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. »
AFP
A ce jour, la solitude a encore doublé ! C’est un véritable phénomène de société.
Beaucoup de parents solo, de personnes âgées et oubliées.
Ces chiffres sont impressionnants mais ne concernent que « l’isolement ». Et nous avons toujours expliqué qu’il y a une différence entre « isolement » et « solitude »….
La solitude touche encore plus de monde car vous pouvez être marié(e), avoir dix enfants, une vie bien remplie, toucher à tous les réseaux sociaux et pourtant traverser un grand moment de solitude face aux aléas de la vie…face à votre vie tout simplement…
Et cela est de plus en plus courant, autant chez les jeunes que chez les moins jeunes. La vie d’aujourd’hui nous pousse à passer un temps infini devant nos écrans (ordinateurs la journée, écrans tv le soir, téléphone à tout bout de champ, les jeux sur écrans, les tablettes, les liseuses pour la lecture, etc.. –
Avez vous observé une heure de pointe dans une grande ville à l’heure de la sortie du travail ? Vous êtes arrêtés au feu rouge et traversent devant vous des dizaines de personnes avec l’oreille accrochée à leur téléphone ou les yeux fixés sur leurs mails, qui traversent la rue sans même regarder ! C’est impressionnant !
Pourtant, ces mêmes personnes, exténuées par leurs tâches du quotidien, leur travail, les enfants, les courses etc.., se branchent dès qu’elles le peuvent sur les réseaux sociaux, collectionnent leurs « relations » ou « amis » comme les enfants collectionnent les vignettes dans leurs album et vont se coucher bien seules dans leurs cœurs. A peine le temps de discuter en famille, pas le temps d’échanger avec les conjoints et trop fatigués pour les câlins avant de dormir….et pour les célibataires, plus trop de temps pour les vrais amis et les véritables relations…Ah si ! des sms à foisons pour leurs vrais amis (c’est plus rapide !) car trop fatigués et plus assez de temps pour les appeler et passer du bon temps à l’extérieur avec eux…. Et tout doucement, très sournoisement, la « solitude » s’installe et les ronge de l’intérieur….
Cette solitude là, personne n’en parle, et une majorité y est confrontée…
Aussi, si on additionne les « isolés », plus celle des « solitaires victimes de la solitude » plus celle des personnes qui vivent des moments difficiles dans leur vie, plus ceux qui sont dans les différentes catégories de solitude que nous avons eu l’occasion d’évoquer, alors là, le compte est lourd et même inquiétant…
Et c’est pour toutes ces personnes et celles habitées par cette solitude sournoise, que nous sommes là avec notre équipe de coachs et que nous essayons, ensemble, de trouver des solutions pour comprendre, agir, gérer, dépasser et surtout pour apprendre comment se servir de certains de ces moments de solitude pour les transformer en moteur afin de nous faire évoluer dans la vie et non pas sombrer dans la dépression…
Il serait dommage qu’à une époque où nous connaissons une ouverture formidable sur l’extérieur, nous ne prenions pas conscience de cet enfermement sournois nous menant vers cette solitude invisible mais bien désastreuse…qui, se rajoutant aux autres solitudes, amplifiera d’une façon certaine le mal être de notre société dans un temps futur, sûrement très proche.
Et s’il nous suffisait peut être, de changer certaines de nos habitudes pour éviter de connaître ce genre de solitude ?
Chantal ROLLAND
APPEL A TEMOIN
Parce que la solitude a mille visages : racontez votre histoire
On imagine souvent la solitude comme quatre murs silencieux. Pourtant, on peut aussi la ressentir au milieu d’un dîner animé, au sein de son couple, au travail, ou simplement à une étape charnière de sa vie. Parfois subie, parfois apprivoisée, parfois invisible aux yeux des autres… elle fait partie de nos parcours.
Ici, nous voulons ouvrir un espace simple, sincère et sans jugement pour libérer la parole.
« Le simple fait de parler de sa souffrance permet déjà de la mettre à distance. » – Boris Cyrulnik
Que votre expérience soit passée ou présente, qu’elle soit faite de doutes, d’un sentiment de décalage, ou au contraire de moments de reconstruction et d’apaisement : votre voix compte. En partageant ce que vous avez traversé ou ce que vous vivez, vous aidez d’autres personnes à se sentir moins seules face à ce qu’elles ressentent.
Comment participer ?
- Quelques lignes ou un long récit : écrivez à votre rythme, avec vos propres mots. Il n’y a pas de « bonne » façon de raconter.
- Liberté totale : vous pouvez aborder ce que vous souhaitez (un moment précis, un sentiment au quotidien, une façon de surmonter les choses).
- Anonymat garanti : votre prénom ou un pseudonyme suffisent, selon ce qui vous met le plus à l’aise.
« Mettre des mots sur ce qu’on traverse, c’est déjà créer un lien. »
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